samedi 13 juillet 2013

L'Odyssée verte à Gresse-en-Vercors

En manque d'idée pour une belle journée de découverte en forêt ? Faire plaisir à tout le monde et pas seulement de 7 à 77 ans ? car le site est ouvert à partir de 3 ans. Mais il ne faut pas habiter trop loin de Grenoble ou la région. J'ai eu un gros coup de coeur pour ce village de Gresse-en-Vercors au pied du Grand-Veymont le plus haut sommet du Vercors, dans un environnement magnifique et encore préservé, la région du Trièves.

L'environnement de Gresse-en-Vercors
On pourra s'intéresser aussi à l'Histoire, avec les faits douloureux de la Résistance, ou au côté touristique, avec une église et une belle croix ancienne ornementée de coquilles St Jacques montrant un des nombreux chemins de Compostelle.
 Mais nous venons pour la découverte de la forêt : ce parcours, l'Odyssée verte, permet d'observer les arbres sous tous les angles, du haut en bas grâce à un parcours d'une heure et demie, entièrement sécurisé et plein de devinettes pour observer la nature. Cet été, honneur aux abeilles, les sauvages comme les domestiques, pour sensibiliser le public, expliquer leur rôle dans la pollinisation et montrer leur importance capitale dans la nature, elles qui sont en danger à cause des pesticides et qui de ce fait nous alarment pour veiller à leur conservation.

Tout le long du parcours, des panneaux explicatifs, des petits jeux, des devinettes, des "boîtes" à écouter, des écorces à toucher, mettent nos sens en éveil et nous poussent à observer, réfléchir, sentir, écouter.
le départ est bien signalé et les panneaux sont intéressants à lire
et nous voilà partis sur le sentier
le parcours arboricole est long de 313 mètres
tous les "ronds-points" sont prétextes à augmenter ses connaissances
la passerelle est installée entre 2 et 10 mètres du sol
des citations permettent de prendre conscience que l'arbre est un (h)être vivant
reconnaissez-vous ces fleurs ? ces fruits ? mais réfléchissez bien !
et là c'est la surprise ! 7500 fleurs à butiner pour produire 1 g de miel !
quel courage !
Voilà une belle occasion de pouvoir commencer un herbier !
Après la forêt nous enchainons avec le circuit de l'eau
et de beaux panneaux explicatifs en direct avec le paysage environnant
la barrière impressionnante du Vercors nous domine
et les fleurs nous réjouissent les yeux
Une belle journée instructive, dépaysante, avec du plaisir dans les yeux, les mains, les oreilles...

mardi 25 juin 2013

Maman, j'ai peur !

1984 – 2014…. Frissonnez braves gens, l’œil de Facebook vous regarde !

La traque de ce lanceur d’alertes américain Edward Snowden me donne envie de relire ce chef-d’œuvre de George Orwell publié en 1949 et que j’avais offert à ma fille le 1er janvier 1984. Depuis le temps qu’on nous dit que nous n’avons plus ou peu de vie privée avec tous les moyens de communication actuels, il va bien falloir commencer par le croire. Et se cacher dans un trou au fond des bois, en apprenant à manger les bonnes herbes des talus, des champs et des forêts non polluées, à se soigner avec les plantes médicinales, à trouver des sources d’eau pure, à tisser ses vêtements, à retrouver le moyen de faire du feu en tapant des silex.
Bon, je ne m’en sens pas le courage, moi qui utilise Gmail, Facebook, Skype, Internet à gogo, plus bien d’autres encore.

Qu’a donc fait ce fameux Snowden, ancien employé de la CIA et qui travaillait depuis trois ans à la National Security Agency ? Sa conscience l’a poussé à dénoncer un programme américain de surveillance à l’échelle planétaire appelé PRISM. Pouvoir être au courant de toutes les conversations et de tous les agissements de n’importe quel individu, partout dans le monde. Comment ? Grâce à toutes les informations que nous donnons par nos réseaux sociaux, nos courriels avec Gmail, nos photos mises sur Facebook, Flickr ou Yahoo, les messages laissées sur Skype, notre utilisation de Google…Ça tout le monde le sait maintenant.

Mais il a eu peur tout d’un coup, et j’imagine qu’il a bien réfléchi à ce qu’il faisait car il va falloir qu’il cavale à travers le monde pour échapper à Big Brother, le défenseur des libertés…
Et nous, la brave ménagère de plus de cinquante ans qui consulte une base de données pour sa recette d’œufs à la neige, la secrétaire de moins de quarante qui s’inscrit à son cours de fitness, le commercial entre les deux qui envoie ses rapports et prend ses billets d'avion avec sa Visa Premier, le patron d’entreprise qui veut placer ses bénéfices en Suisse, le médecin de Laurent Jalabert qui envoie en message codé la dose d’EPA qu’il a pu lui filer (j’invente tout ça bien sûr), et bien, c’est tout enregistré quelque part, mais où, des milliards et des milliards d’informations, qui un jour ou certainement jamais prendront du sens. Mais elles auront servi à ce que les Etats-Unis fassent semblant de se sentir en sécurité et elles ne feront qu’augmenter la dose de peur qu’ils auront envie de distiller quand ils voudront. Pour tous ceux qui auront envie d’avoir peur. Donc ? On s’en fout ! Merci Carmen Maria Vega !



lundi 17 juin 2013

Mousson précoce en Inde


Il n'y a pas qu'en France que ça change !

Inde: la mousson précoce fait 18 morts (AFP et Figaro)

Des pluies violentes se sont abattues aujourd'hui sur le nord de l’Inde causant la mort d'au moins 18 personnes, alors que la mousson s'est étendue à l'ensemble du pays avec deux semaines d'avance sur le calendrier habituel, ont indiqué les autorités.

"C'est la première fois que les pluies couvrent tout le pays aussi tôt" dans l'année, a déclaré au Hindustan Times le directeur du département de météorologie du pays. Il faut remonter à 1960 pour trouver une date voisine, puisque les pluies avaient alors recouvert le pays le 21 juin.

Plus d'une dizaine de personnes sont mortes après des précipitations record dans l'Etat d'Uttarakhand, au pied de l'Himalaya, a indiqué un responsable local. "Quatorze personnes sont mortes et plus de cinquante manquent à l'appel en raison de glissements de terrains et d'effondrements de maisons, causées par des pluies violentes", a déclaré le directeur des services de gestion de catastrophe de l'Uttarakhand. Quatre personnes sont décédées et cinq autres ont disparu dans l'Etat voisin de Himachal Pradesh, a ajouté un responsable policier du district de Kinnaur.

Près de la frontière tibétaine, des chutes de neige, inhabituelles pour la saison, sont tombées sur plusieurs villages, isolant des bergers et leurs troupeaux, a indiqué à l'AFP un chef de village. A New Delhi, des pluies abondantes ce week-end ont causé de petites inondations dans les halls d'arrivée des aéroports pour les vols internationaux et intérieurs.

L'arrivée précoce de la mousson est bon signe pour le secteur agricole. Les pluies qui s'abattent sur le sous-continent de juin à septembre sont une source vitale de revenus pour le pays, qui est un des principaux producteurs mondiaux de coton, de riz, de sucre et de blé.
la mousson à Cochin (Kerala)
arrivée de la mousson à Allepey (Kerala)

dimanche 26 mai 2013

Ecriture dans la gare de Bilbao



 La découverte d'une ville à travers l'écriture est toujours une belle surprise ! Se poser dans un lieu, que ce soit un musée, une station de ski, une usine à papier permet à l'imaginaire de vagabonder mais aussi d'appréhender les lieux d'une autre manière. Nous écrivons ici à l'intérieur de la gare de Bilbao et nous avons comme invitation d'écriture à concevoir un petit récit pendant 30 minutes avec comme seule condition celle de mettre la phrase : « finalement, sa décision était prise ».
Chacun a donc parcouru la gare pour se trouver un petit coin au chaud car même en cette fin de mois de mai dans le Pays Basque espagnol, il faisait frisquet. Certains se sont précipités au café, d'autres sont restés dans les courants d'air... Sans aucune idée de ce que j'allais écrire, je me suis installée dans une petite salle d'attente déserte et fermée, bien tranquille et j'ai regardé autour de moi. J'ai vu une femme derrière son guichet, et cela a donné ce texte...
Récit écrit dans la gare de Bilbao

CHANGEMENT DE VOIE

Elle avait laissé les enfants chez la nounou à toute allure puis elle avait sauté dans le tram en oubliant de valider sa carte car le tram était là glissant doucement sur les rails au milieu de l’herbe verte. Elle s’arrêta après le théâtre, remonta le quai, passa le pont et se dépêcha dans les escaliers qui arrivaient au niveau de la gare.
Elle n’était pas entrée dans le grand hall de la gare qu’elle percevait déjà le téléphone sonner. Sa chef, qui devait probablement l’appeler pour vérifier sa présence. Elle entra dans le bureau et sauta sur le combiné pour effectivement lui dire bonjour d’un ton tranquille comme si cela faisait un quart d’heure qu’elle était là.
Les trois notes « Ding, deng, dong » qui avertissaient les voyageurs d’un prochain message et elle entendait sa chef qui lui demandait si elle était à la relève.
Elle enfila son uniforme et fila dans sa boîte en verre, vérifia son micro, fit un clin d’œil à sa collègue pour lui signifier qu’elle prenait la suite et regarda les prochains départs sur l’ordinateur.
« Le train à destination d’Orduna, départ 20 h, va entrer en gare voie 2. »

Et voilà, encore des gens qui partaient à la campagne ou à la mer, en vacances ou au travail. Mais à 20 heures, on ne partait pas au travail, elle, si. Elle commençait à en avoir assez de ces horaires décalés maintenant que les filles étaient plus grandes et qu’elle avait envie de passer les soirées avec elles.

Elle vérifia si le numéro du quai était bien affiché sur le grand tableau lumineux, regarda les prochains départs, tapota les numéros des trains et leur destination, demanda au poste de contrôle pour avoir le numéro des voies. Elle appuya sur la touche « Entrée ».
« S’il vous plaît, éloignez-vous de la bordure du quai, le train venant de Madrid va arriver voie 3. »

Et voilà, tous les soirs, c’était pareil, les trains partaient, les autres arrivaient et elle, restait là. Les voyageurs avec leur valise à roulettes, leur sac à dos, leur baluchon, montaient dans les trains, en descendaient, et elle, restait là. Les aiguilles de la grande horloge tournaient, des gens couraient, d’autres cherchaient celui ou celle qui étaient venus les attendre. Et elle, restait là, seule avec ses filles, avec ce clavier d’ordinateur, ce micro et sa voix mélodieuse qui annonçait les prochains départs, les arrivées à l’heure ou avec du retard. Et en plus, avec cet horaire elle ne pouvait même plus aller à la chorale…
Elle regarda sa montre. Elle en avait encore des trains à annoncer ! Elle avait envie de… Et finalement sa décision était prise : demain, elle ferait  sa demande pour passer en horaire du matin.

samedi 25 mai 2013

Guggenheim Bilbao

Quelques images de notre promenade sur le Ria avec vue sur le musée... et notre journée de samedi. Nous avons choisi la promenade de 13 h en pensant que ce serait le moment le plus agréable... et bien nous nous sommes gelés malgré une tentative du soleil pour nous faire un peu plaisir ! Mais les reflets des plaques de titane sous le ciel nuageux étaient magnifiques aussi. Ce musée est beau à regarder à tous moments du jour et de la nuit sans qu'on puisse s'en lasser. On se demande comment le cerveau d'un architecte a pu concevoir un tel monument surtout quand on entend le concepteur Frank Gehry dire qu'il laissait faire sa main en essayant de déconnecter le plus possible du cerveau... Main magique !




Le musée a été construit par l'architecte américain Frank Gehry né en 1929.
Construit sur 24 000 m2 de superficie pour 11 000 m2 d'expositions.
L'image ci-dessous s'appelle :"Maman ! de près de 9 mètres de hauteur, elle est l'une des sculptures les plus ambitieuses de Bourgeois ; elle appartient à une série qui s'inspire de l'araignée, un motif qui apparut pour la première fois dans plusieurs dessins réalisés par l'artiste dans les années 1940 et qui occupa une place centrale dans son œuvre dans les années 1990. Les araignées, que Bourgeois présente comme un hommage à sa mère, qui était tisseuse, mettent en évidence la duplicité de la maternité : la mère est à la fois protectrice et déprédatrice. L'araignée provoque peur et panique mais sa hauteur imposante, en équilibre surprenant sur des pattes légères, transmet une vulnérabilité presque émouvante." (Texte du site web du musée)

Louise Bourgeois : Paris, 1911 | New York, 2010
Maman, 1999 Bronze, marbre et acier inoxydable 895 x 980 x 1.160 cm
Fonte de 2001
Vue de dessous, cette araignée est vraiment impressionnante et on peut deviner
dans son ventre les 24 oeufs de marbre blanc.

30 000 plaques de titane ont été nécessaires pour le revêtement.
le musée Guggenheim-Bilbao vu du parc à côté

Le chien Puppy, 1992 Acier inoxydable, terreau et plantes en fleur 1 240 x 910 x 830 cm
"Avec Puppy, Jeff Koons allie passé et présent, en employant un modèle d'ordinateur sophistiqué pour créer une œuvre qui fait référence à un jardin classique européen du XVIIIe siècle. Le West Highland Terrier géant avec sa livrée de plantes en fleur combine l'iconographie la plus édulcorée — fleurs et mascottes — dans un monument au sentimentalisme. Sa taille imposante, fermement contenue et en même temps, échappant à tout contrôle apparent (l'animal continue de grandir, au sens littéral et au figuré), et la juxtaposition de références élitistes et de la culture populaire (l'art de sculpter des arbustes et l'élevage de chiens, la céramique décorative et les cartes de vœux), peuvent être interprétées comme une analogie de la culture contemporaine. Koons a irrévocablement cherché, avec cette sculpture publique, à attirer, à inspirer l'optimisme et à transmettre, selon ses propres mots, « confiance et sécurité ». Puppy, gardien majestueux et robuste des portes du Musée, remplit les spectateurs d'admiration et de joie." Texte du site web du musée.
Nous avons eu la chance de découvrir Puppy tout frais fleuri le lendemain de
notre arrivée. Les jardiniers avaient juste terminé les plantations...

jeudi 23 mai 2013

Bonjour Bilbao !

Mon fidèle Polo ne tient pas en place (et il a laissé son copain ours, Marco, à la maison pour finir son hivernage, vu la température, Marco hiberne encore !) et il vient de filer en ma compagnie à Bilbao pour un voyage écriture avec Philippe Renard.
Philippe en train d'écrire devant l'entrée du musée Guggenheim
Philippe avec qui depuis plus d'une douzaine d'années j'organise des voyages un peu partout pour le plaisir d'écrire. Nous mettons sur pied pour les prochaines années de petits groupes pour des voyages dans une grande ville d'Europe pour une petite semaine.
Cette semaine c'est Bilbao dans le pays basque espagnol. Nous pensions y trouver le soleil et la chaleur, et bien non, c'est partout pareil, il fait gris, frais et presque froid quand le vent souffle et il tombe parfois quelques gouttes de pluie.

même la gloire locale porte son parapluie...
Par contre, tout de suite cette ville nous a plu. Elle a du caractère.


Quand on se promène dans la vieille ville, on se croirait dans le quartier du Panier à Marseille, les étendages traversent les ruelles à 4 mètres au-dessus de nos têtes, le soir les hommes sont tous dehors sur le pas de la porte et dans les bistrots environnants. Lorsqu'on flâne sur les bords de la rivière Ria de Bilbao, les maisons colorées aux grandes fenêtres nous rappellent les bords de Saône à Lyon, mais parfois, une grande demeure aux fenêtres décorées nous transporte à Venise…
Sur les rives du Rialto ? non du Ria de Bilbao !
Les quartiers plus modernes sont verdoyants avec de grandes places. Bus, métro, tram permettent de se déplacer aisément.
la place Moyua dans le centre ville
l'architecture très diversifiée dans le centre ville
 Mais l’attraction est le célèbre musée Guggenheim, immense architecture qui s’enroule, s’enlace, se tortille et brille de tout son titane à la lumière du jour. La nuit on ira quand il fera meilleur… Pour l'instant le ciel est gris, le vent frisquet et il tombe des gouttes de temps en temps.
La découverte depuis la rue Iparraguire. Le fameux chien fleuri Puppy est sous
la structure bleue, en cours de plantation !
Avec un petit bout de ciel bleu en fin d'après-midi !

un autre point de vue, avec en fond l'arche rouge du pont...

près de l'entrée du musée, les courbes, le verre, le métal.

mercredi 8 mai 2013

Les différences

Deux panneaux publicitaires m'ont fort intéressés quant à l'idée qu'on peut se faire de la communication dans un pays comme l'Italie, moderne, occidental, industrialisé et tout et tout et en Inde, censé être un pays en voie de développement mais qui a pris plutôt l'autoroute du progrès que le petit chemin de traverse ! Ou bien est-ce une façon de voir la vie ? En Italie, c'est encore le plaisir rétro de parler dans un téléphone accroché à un fil en tire-bouchon avec un présentateur vieille bourgeoisie, chianti et gelati... L'Inde, elle, compte sur ses nouveaux jeunes dirigeants, managers surbookés, un pied aux Etats-Unis et l'autre dans les Emirats Arabes Unis, style décontracté, un oeil sur internet, et des sms pleins les doigts...
Amusant non ? et les deux publicités datent de ce mois d'avril 2013...
panneau publicitaire photographié à Calcutta - Inde

panneau publicitaire photographié à Palerme - Sicile