dimanche 5 juillet 2009

encore un, le dernier

A la sortie du Nordfjord, un bateau suit le nôtre tranquillement et sa fumée, toute légère (restons romantiques...) qui s'élève sous le soleil de presque minuit, me fait rêver aux croisières des grands explorateurs nordiques.

et les petits moutons, sautant sur le gazon...

et dans les Lofoten, il y en a même qui sont sur les toits ! Les Norvégiens ont compris depuis longtemps que d'avoir un toit "écologique" recouvert d'herbe était un isolant thermique idéal. Mais il faut éviter aussi que la végétation ne devienne trop abondante, que les arbres y poussent abîmant la toiture... et ici, sous leur petite maisonnette construite sur le toit, les moutons paissent tranquillement. On les monte et on les descend régulièrement, le toit est entretenu et les moutons, qui ont déjà le pied marin, acquièrent le pied alpin !

samedi 4 juillet 2009

Le poisson

Les îles Lofoten sont connues pour leurs sécheries de poissons. La pêche annuelle au cabillaud, qui deviendra la morue, est vraiment typique de ces îles et les pêcheurs occupaient de janvier à mars de petits cabanons en bordure de mer, les rorbuer. Avec la disparition de la pêche saisonnière au profit de la pêche hauturière, ces petites maisons, souvent de couleur rouge (il parait qu'avant c'était peint au sang de baleine...), sont devenues des locations confortables pour touristes. Mais jusqu'à fin juin, la morue pend toujours aux séchoirs traditionnels.
Après, c'est trop tard pour voir toutes les têtes de morue qui ouvrent leur gueule pleine de petites dents acérées et qui vont finir comme plat principal en Afrique... il va faire trop chaud et les mouches arrivent alors.

vendredi 3 juillet 2009

les îles Lofoten





hop ! hop ! quelques photos en vitesse de ces superbes îles avant que je reprenne mes valises pour partir de nouveau en Inde !!
Entre le froid et le chaud, à Lyon en ce moment les Dialogues en Humanité... un programme extra pour se motiver pour agir !

jeudi 2 juillet 2009

Les grosses bêtes de l'Arctique



Petit tour au musée de Tromso, avec des phoques barbus tout mignons et qui adorent se faire gratter le dos ! il y a aussi de gros nounours qui font semblant de dormir alors qu'ils sont ... empaillés ? mais tellement réels ! et puis un peu plus haut dans le Spitzberg, un ensemble d'îles appartenant à la Norvège et situé bien au-delà du cercle polaire, on a retrouvé également des fossiles des équivalents jurassiques des baleines : les ichtyosaures et plésiosaures. Ces reptiles géants hantaient les mers de l’ère secondaire. Les seconds ne disparurent qu’à la fin du crétacé, en même temps que les dinosaures.
Et là, je me dis qu'à cette époque, il devait y avoir une mer gigantesque, car on a retrouvé également un fossile d'ichtyosaure à 10 km de Digne dans les Alpes de Haute-Provence !
Et puis dans un autre genre il y a les rennes. Ils ont beaucoup souffert de la pollution nucléaire de Tchernobyl, le lichen ayant absorbé goulûment la radio-activité, et pas que de Tchernobyl d'ailleurs...

lundi 29 juin 2009

Le soleil de minuit

Le jour polaire (aussi appelé soleil de minuit) correspond à un phénomène se produisant aux alentours du solstice d’été (juin dans l’hémisphère nord, décembre dans l’hémisphère sud) aux hautes latitudes situées au-delà des cercles polaires arctique et antarctique. Le nombre de jours de 24 heures pendant lesquels ce phénomène a lieu augmente avec la latitude. Il atteint son minimum (un jour) au niveau du cercle polaire, à 66°33' et son maximum (six mois) au pôle (90°) et a lieu en été (mars à septembre dans l’hémisphère nord, septembre à mars dans l’hémisphère sud). Ainsi, le jour du solstice, aux pôles, le soleil reste constamment visible à une hauteur d'un peu plus de 23° dans le ciel.

Les villes de Tromso (69°40' N) ou encore Hammerfest en Norvège (70°40' N) présentent un site privilégié pour admirer le soleil de minuit dans de bonnes conditions. Au Cap Nord (Nordkapp, 71°10' N), le soleil de minuit se produit entre le 13 mai et le 29 juillet, à Bodø (67°17' N) il survient entre le 3 juin et le 8 juillet.

Voilà pour les nouvelles officielles, mais pour les faits, c’est plus compliqué… le soleil de minuit au Cap Nord ? d’après notre guide seulement 15 % de chance de le voir pendant la saison touristique ! pas de touristes, pas de soleil… Dans notre croisière nous avons eu une chance inouïe d’avoir pratiquement le soleil tous les soirs, sauf… au Cap Nord, ce qui nous a réconforté car nous avons pu apprécier le brouillard, l’humidité et les rafales de vent, enfin !!

Cela a été véritablement de délicieuses promenades que d’apprécier le paysage à minuit sous le soleil. A voir : le glacier de Svartisen (Glace noire), deuxième glacier de Norvège, qui mesure par endroits jusqu’à 100 m d’épaisseur. C’est également l’un des glaciers d’Europe qui s’enfoncent le plus profondément au-dessous du niveau de la mer : moins 170 m. C’est vraiment la dernière étape avant l’Arctique. Et voilà, la photo du glacier du Svartisen prise à 23 h 43... (nous sommes ici au nord du cercle polaire) et le retour vers notre bateau quelque trois kilomètres plus loin dans le fjord, où la lumière est absolument magique.


dimanche 28 juin 2009

Mon beau bateau...


Le Statsraad Lemhkuhl est un trois-mâts barque norvégien construit en 1914 et destiné à servir de navire-école pour la marine marchande allemande. Après la première Guerre Mondiale, il passe sous pavillon britannique puis est racheté par un ministre norvégien de Berger : Kristofer Lehmkuhl. Là aussi, il sert de navire-école jusqu'en 1967. En 1978, il est confié à la fondation Stiftelsen Seilskipet Statsraad Lehmkuhl à qui il appartient encore aujourd'hui.

Dès lors, le Statsraad subvient à ses besoins en proposant croisières et sorties en mer, grâce aux subventions nationales et aux dons privés. Il est aujourd'hui le plus grand voilier norvégien.

A bord du Statsraad Lehmkuhl, il n'y a pas de passager. Chaque client est un stagiaire qui participe à la manœuvre, qui barre et qui participe au fonctionnement du bateau sous les conseils de marins professionnels. Aucune activité n'est obligatoire. Néanmoins la fondation affirme que hisser les 2000 m² de voile en moins d'une heure est en général un défi qu'aiment relever les participants. Comme les matelots d'autrefois, l'hébergement se fait dans des hamacs.

Prochain départ : aujourd'hui pour Rouen.