lundi 7 juillet 2008
Une nouvelle façon de donner ?
samedi 5 juillet 2008
Il faut sauver le tailleur Inam
J'ai un copain à Delhi, que j'ai connu sur les bancs de la fac à Lyon en classe de hindi et qui a une histoire vraie à vous raconter, je lui laisse donc la parole :
Alors pourquoi ce message aujourd'hui ? pas pour moi en fait... donc juste quelques lignes pour mes nouvelles. Je suis donc à Delhi... encore, penseront certains... c'est en effet là que j'ai passé les six premiers mois de l'année scolaire et où je suis revenu hier, difficile et même impossible de résumer ces dix mois, c'est pourquoi j'essaierai à peine, il y eut Delhi, Vanarasi, le Népal, Katmandou, Pokhara, les montagnes du nord, le retour en Inde dans l'Etat d'Uttarakhand ou j'étais encore il y a deux jours à bosser encore le hindi dans une école.
Après des mois d'écriture et de hindi, je suis revenu à Delhi pour peut-être faire mon ancien métier de reporter avec des journalistes français qui bossent en Inde, rien de sûr encore, le présent suffit bien, d'ailleurs si j'avais vraiment pensé à l'avenir, je ne serais jamais parti en Inde car il faut bien reconnaitre que depuis un an, je ne cotise pas beaucoup pour ma retraite, ainsi ne toucherai-je rien pendant que vous toucherez à peine plus.
Et ce tailleur Inam du titre qui est-ce donc ?
Un pote de Mussoorie, la petite ville où je viens de passer deux mois et demi, à force de passer tous les jours devant sa boutique, les liens se sont tissés et les discussions sont devenues de plus en plus intimes et puis un jour Inam a foutu sa fierté au placard pour m'expliquer sa situation sans rien me demander, c'était juste une confidence qu'il cache même à sa famille (une femme et 5 enfants) pour ne pas l'affoler.
En décembre 2006, sa fille aînée de 20 ans a subi une opération à coeur ouvert et la vie jusqu'alors plus sereine d'Inam bascule car Inam n'est pas pauvre, il faut dire qu'il bosse une quinzaine d'heures par jour et 7 jours sur 7, mais ce n'était pas assez pour financer le coût de l'opération, soit 400 000 roupies (environ 6 000 euros) une somme énorme en France et pharamineuse en Inde.
Il a pu verser la moitié de la somme, l'autre moitié, pas d'accès au prêt bancaire, seule solution, malheureusement classique en Inde, le recours à un usurier et à ses taux exorbitants.
Mais au moins l'opération a eu lieu et a réussi, mais aujourd'hui Inam doit rembourser capital et intérêts, le problème étant que chaque mois il n'arrive qu'à rembourser les intérêts, 5 000 roupies (1 euro = 63 roupies) sans jamais pouvoir commencer à rembourser le capital et pourtant si dans 15 mois Inam n'a pas tout remboursé, il paume sa maison hypothéquée et l'usurier la recupère...
Je n'ai fait aucune promesse à Inam, je lui ai juste dit que "je verrai ce que je peux faire", un peu l'a déjà été (pas seulement par moi...) puisqu'Inam a récupéré 50 000 roupies, il lui reste donc environ 2400 euros de capital à rembourser.
voila le but de ce message, ceux qui le peuvent ou le veulent filent un bout de pognon à cet Inam qu'ils ne verront jamais, pas plus qu'ils ne reverront leur argent car il s'agit d'un don.
Inam m'a bien précisé qu'avec le temps il pourrait tout rembourser sans intérêt, mais si on peut déjà ramasser une somme, même minime, c'est déjà ça, car la moindre roupie est un poids en moins.
Voila à peu près résumée l'histoire de mon pote Inam, il y a des milliers et même des millions d'histoires de ce genre en Inde, dans ce pays qui se voudrait développé mais qui par bien des aspects est encore médiéval, mais heureusement je ne suis pas le pote des millions de misérables du pays, quoique dans ce cas vous auriez reçu des millions de messages collectifs de ma part...
vendredi 4 juillet 2008
Dialogues en humanité
Des intervenants de qualité ont présenté leurs actions comme Nurjahan Begum, directrice de la Grameen Bank au Bangladesh (le système de micro-crédits spécialement appréciés des femmes), ou leurs idées, comme Siddhartha, fondateur de Pipal Tree à Bangalore, qui nous a parlé des deux oiseaux cohabitant en nous, celui qui chante, picore, vole, agit et l'autre qui le regarde tranquillement... Ce dernier étant à développer davantage pour stopper notre tendance à la consommation.
Enfin, dans un lieu comme la mairie de Lyon, nous entendons non pas des discours, mais des paroles de militants qui disent avec leur coeur de penser à libérer notre potentiel de créativité et d'amour et que pour cela nul besoin d'entrer dans une société capitaliste qui veut à tout prix le rendement, le gain, l'augmentation de ce qui est matériel au détriment de nos qualités de coeur qui sont brimées et de notre potentiel de "colère créatrice" et non-violente.
Rajagopal a bien su faire passer le message de cette non-violence gandhienne qui permet de faire pression non pas par la peur mais par la compassion.
Une soirée dont on sort vivifié, plein d'espoir, et prêt à changer quelques habitudes consommatrices inutiles.
dimanche 29 juin 2008
Flore du littoral varois
Le pistachier lentisque est un arbuste à feuillage persistant. Il a une forte odeur de résine et on exploite celle-ci pour les soins dentaires ou la fabrication de liqueurs et confiseries. C'est un proche parent du pistachier commun qu'on trouve en Grèce par exemple.
Le figuier de Barbarie est originaire du continent américain et introduit par les colons espagnols de retour des Amériques. Ces cactus ont proliféré dans tout le bassin méditerranéen. Les fruits sont comestibles ou non selon les espèces.
La cinéraire maritime : ses feuilles sont argentées sur le dessus. Cette coloration est due à la présence de poils serrés, qui constituent comme un feutre, moyen efficace de se protéger de la sécheresse estivale et des embruns.
C'est grâce au miniguide nature des parcs nationaux de France, 80 fleurs des îles et du littoral varois, que nous avons eu le plaisir de trouver et d'identifier quelques plantes croisées sur notre chemin...
samedi 28 juin 2008
Randonnée dans les îles
C'est une belle île, que celle de Port Cros, vivante et palpitante de lumière et qui se laisse découvrir au fil des pas et au détour des criques.
samedi 14 juin 2008
Santorin
Cette île a été à moitié détruite en l'an 1500 av. JC par une violente explosion volcanique.
Nous arrivons dans la caldeira, vaste dépression limitée par une haute falaise verticale et cette baie presque fermée est tellement profonde que le navire ne peut s'ancrer. Le bateau s'attache donc à un anneau de la falaise d'un côté et à une énorme bouée de l'autre. Des chaloupes viennent nous chercher pour nous débarquer sur un petit port. Un bus nous monte sur la crête du volcan et nous partons visiter Oia, joli village aux maisons blanches, aux volets bleus, tout au bout de l'île.

Magie de l'instant
Femmes américaines riches et sympas à la recherche de l'amour, rien d'original et j'ai failli me lever et partir dans les dix premières minutes du film. Et puis, même si la fin se laissait deviner, l'idée de sortir mon parapluie me fait rester sur mon siège velouté.
De retour à la maison, tard dans la nuit, tout est calme malgré le vendredi soir. Arrivé au grand carrefour du pont de chemin de fer, le feu est rouge et long et j'attends tranquillement, quand les feux prennent soudain une intensité lumineuse quasi incandescente, le calme est intense, personne ne circule, il y a comme un frisson de bonheur dans l'air et soudain, la-haut, à droite, sur le pont de la voie ferrée, un train, tout éclairé, on ne voit personne à l'intérieur, roule en silence, très lentement sur la voie. Il semble glisser comme un serpent et mes yeux s'écarquillent de surprise bienheureuse comme les gamins dans Narnia. Peut-être vais-je entrer dans un monde magique ? Une minute d'intensité lumineuse heureuse... Le feu passe au vert, je passe la première, le magicien céleste a terminé son tour.