mercredi 25 avril 2007

Le qât au Yémen



Le qât joue un rôle fondamental dans la vie de la plupart des Yéménites (y compris des femmes). Cette plante appartient à ce qu'on appelle les cas obscurs (shubahat) sur lesquels le Coran n'apporte pas de précision. La jeune pousse de qât contient deux stimulants très proches des amphétamines et qui induisent des effets similaires :
augmentation de la température et de la pression sanguine, puis état de torpeur, perte d'appétit et du sommeil, parfois nervosité. Mais la qualité des feuilles joue un rôle également.
Sa culture a été étendue ces quarante dernières années, en remplacement du café, car le qât rapporte cinq fois plus. Sa culture a limité l'exode rural et permis le développement des voies de communication. Par contre cette habitude quotidienne pour certains engloutit 30 % des revenus mensuels d'un ménage et passe avant l'achat de la nourriture.
En photo : les plants de qât dont on ne consomme que les jeunes pousses du sommet ; la culture du qât se fait partout, en terrasses ou dans la plaine. L'achat des bouquets de feuilles au souk de Yarim, tous les jours avant midi, est un rendez-vous important. Et bien sûr, on s'empresse de goûter...

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Une étude plus précise

1 commentaire:

leia a dit…

je ne connaissais pas cette plante...
merci pour ces infos et ce reportage.
bisous