jeudi 4 octobre 2007

premieres photos de Janadesh

Les journaux locaux couvrent largement l'evenement, par contre les nationaux ne mentionnent encore rien.

Rajagopal et le fameux bandit devenu non-violent

Rajagopal et deux villageois qui sont venus expliquer leurs difficultes :plus assez de terres pour faire paitre le betail, plus assez de terres pour faire pousser les cereales et pouvoir nourrir leur famille.
La distribution du repas dans le groupe 2 ce soir.

En train de discuter avec les responsables de la marche

Janadesh : une marche pour l'espoir

Nous avons rejoint la marche de Janadesh en milieu d'apres-midi alors que tous les groupes commencaient a s'installer pour cuisiner et preparer la nuit. Les 25 000 personnes marchent, mangent et dorment sur la route. Chaque groupe de 1 000 personnes disposent au lieu du campement chaque soir d'eau, de toilettes, de nourriture qui sont transportees avec la marche. Les contacts avec les chefs de village traverses ont ete prepares depuis trois ans et hier les pauvres, les intouchables, les sans-terre, les refuses de partout, les presque esclaves pour certains ont ete accueillis dans un village par des jets de petales de fleurs, chose impensable pour eux... et pour les 25 000 personnes, c'est 800 kilos de petales que ces villageois ont voulu offrir aux plus delaisses ! Tout le long de la route, depuis le depart le 2 octobre de Gwalior c'est un accueil chaleureux, des manifestations de soutien sont organises par les villages traverses. Cet apres-midi j'ai eu la chance de discuter avec Rajagopal le grand leader de cette marche qu'on appelle "le nouveau Gandhi" qui a presente un vieil homme qui faisait la marche. En 1972 il a decide de rendre les armes sous l'influence de Rajagopal car il faisait partie d'une troupe de bandits apres avoir tue une personne qui lui avait vole sa terre. Il fait partie maintenant avec ces memes bandits d'un groupe non-violent apres un travail des militants non-violents de plusieurs annees.
Rajagopal m'a raconte comment ces pauvres gens, pour pouvoir participer a cette marche, ont economise chaque jour depuis trois annees une poignee de riz et une roupie (aujourd'hui un euro = 55 roupies) pour que leur famille puisse avoir a manger pendant le mois ou ils marcheront.
Nous touchons la le monde des pauvres qui avec cette marche trouve leur dignite. Les femmes sont tres nombreuses a participer et j'espere en interwiever quelques unes dans les jours qui viennent. Les prochains jours seront sans internet les villages seront trop petits, et il faudra probablement attendre Agra pour les prochains episodes et les photos a transferer. A moins que je sois encore demain soir de retour a Gwalior.

mercredi 3 octobre 2007

Namaste India !

et oui, nous sommes a New Delhi, il fait chaud et nous allons a Gwalior demain matin (encore 6 heures de train) pour retrouver les marcheurs de Janadesh. Le transit a Koweit City a ete sympathique, on rencontre des gens tres interessants dans un aeroport ! Nous avons eu droit a un petit concert d'un apprenti flutiste indien de Bombay qui voulait apprendre les notes en francais, ca met un peu d'animation !
Je ne m'attarde pas trop pour aujourd'hui, c'est juste pour dire que nous etions bien arrives !

samedi 29 septembre 2007

Polo le chameau

Premier jour d'une nouvelle vie... je réfléchis à cette nouvelle situation et je commence à comprendre ceux qui dépriment à la retraite (quant au chômage, je n'ose même pas y penser !) s'ils n'y sont pas préparés ! Sortir du système des "actifs" représente psychologiquement une mise à l'écart de la vie économique habituelle, ne plus se lever le matin pour aller travailler peut être un grand bonheur pour certains, mais également une source de stress pour d'autres... Quant à moi en tant qu'enseignante, qui, je m'en rend compte, pensait à mon travail à longueur de journée, de semaines et d'années, il faut apprendre à se désinvestir, se désintoxiquer du travail, ne plus s'identifier à ce rôle et à ce statut, retrouver sa propre personnalité en dehors de tout contexte professionnel. La réflexion est intéressante à faire maintenant ! Ce n'est pourtant pas faute de ne pas l'avoir faite avant...
Après tous les messages de sympathie, d'amitié, de cordialité, de reconnaissance reçus à l'occasion de ce passage initiatique, je me retrouve seule, plus de collègues à qui raconter à l'heure de la récré tout ce qui fait le charme de notre métier, les bavardages en classe, la dernière trouvaille pédagogique, les difficultés du 35e de la classe...
Mais... il y a Polo le chameau, celui qui va partir avec moi au pays des dromadaires, et qui, tel le nain de jardin d'Amélie Poulain, va me servir de témoin tout au long du chemin ! Merci à toi, P. qui a eu cette excellente idée de m'offrir ce compagnon de route !

vendredi 28 septembre 2007

Nouveau départ


Ca y est, je suis sur la ligne d'arrivée de ma carrière professionnelle... que d'émotions inconnues, se dire que c'est le dernier mois de travail, la dernière semaine, le dernier jour... on ne peut connaître ça qu'une seule fois dans sa vie ! Les centaines de collègues, les milliers d'élèves qui ont partagé ma vie d'enseignante, toutes ces vies rencontrées, croisées, aimées, à Pantin, Cavaillon, Digne ou Lyon sont là, entassées dans ma mémoire et de temps en temps, au détour d'un chariot de supermarché, c'est toi, si timide alors, avec ton mari et tes deux enfants, qui vient me faire la bise... divine surprise ! ou en sortant de la fac, tu es tellement grand maintenant mais je te reconnais, un peu, et tu es en licence... ça y est, je commence à avoir des souvenirs et je vais bientôt radoter, m'attendrir.
Un nouveau départ m'attend, le starter tient son pistolet prêt, il dit : "à vos marques", demain ce sera : "prêt ?" et mardi matin, ce sera le coup qui partira, l'avion qui s'envolera pour l'Inde...

samedi 22 septembre 2007

Neela kurinji

Neelakurinji (Strobilanthes Kunthiana) est une fleur que nous avons rencontrée cet été à Munnar. Mais les fleurs étaient fanées depuis l'an dernier... la floraison se fait entre août et novembre et avec une intensité particulière fin septembre et octobre. De bleu pâle en début de floraison, elle vire au bleu foncé violet en fin de parcours. C'est une plante qui pousse à profusion en Inde du Sud dans les Ghats de l'Ouest et les collines des Nilgiris où nous étions.

Nilgiris vient d'ailleurs de Neelakurinji qui signifie "montagnes bleues", car cette fleur couvre littéralement les collines comme un manteau. Neela signifie bleu en malayalam, la langue du Kérala, et Kurinji est le nom local de la fleur. Il y a environ 300 espèces de plantes qui fleurissent tous les 10 à 16 ans et Neelakurinji est l'espèce la plus connue. Elle fleurit tous les 12 ans !

Neelakurinji à Munnar

La région de Munnar dans les Ghats de l'Ouest possède une riche variété de flore et de faune. Mais elle est surtout célèbre pour ses prairies de Neelakurinji. La dernière floraison date de 2006, la précédente de 1994 ! Chaque floraison attire une foule considérable sur les collines autour de Munnar. La fleur est devenue un symbole de la bio-diversité de cette région. Les espèces endémiques sont aussi un des indicateurs de la bonne santé de cet écosystème.

Allez voir comme c'est beau quand les montagnes se parent de ce manteau luxueux !


jeudi 20 septembre 2007

Espèce de courge !

Ce n'est pas encore l'heure des sorcières et d'Halloween, mais vous pouvez les faire en gratin ou en gâteau.. ou un petit dessert indien avec 1 kg de courge, 200 g de sucre, 50 g de graines de pavot, 125 g de beurre, 50 g (ou plus !) de fruits secs en morceaux, raisins, abricots, pruneaux... et une cuillère de poudre de cardamome. Pelez la citrouille, retirez les graines, coupez la chair en morceaux, faites cuire à feu doux avec un verre d'eau jusqu'a ce que ce soit cuit et qu'il ne reste plus d'eau. Puis dans une sauteuse, faire fondre le beurre, mettre les graines de pavot, (si vous n'en avez pas, j'ouvre des graines de cardamome et mets l'intérieur dans le beurre) remuez puis rajoutez la courge en tournant jusqu'à ce qu'elle prenne une teinte légèrement brune, versez le sucre et laissez réduire jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de liquide. Servir chaud ou tiède en parsemant de poudre de cardamome (vous n'en mettez pas si vous l'avez mis dans le beurre) et des morceaux de fruits secs. Ne pas manger froid à cause du beurre. Tiède c'est un pur délice !
A tenter un chaud-froid avec une glace à la vanille !