dimanche 2 décembre 2007

Le feu

Ô Feu, mon frère, je te chante un chant de victoire.
Tu es l’image pourpre et brillante, de la terrible liberté.
Tes bras s’élancent vers le ciel, et par tes doigts impétueux, les cordes des harpes sont effleurées.
Magnifique est la musique de ta danse.

Lorsque mes jours seront achevés et que les barrières seront ouvertes, tu brûleras jusqu’aux cendres ces cordes de mes mains et de mes pieds.
Mon corps ne fera plus qu’un avec toi, mon cœur sera saisi dans les tourbillons de ta frénésie, et la brûlante chaleur qui était ma vie, d’un bond jaillira vers toi pour se mêler à ta flamme.

R. Tagore, La corbeille de fruits

L'offrande du feu sur les bords du Gange à Bénarès

3 commentaires:

Anonyme a dit…

la vie passe, l'amour demeure
j'ai une pensée pour toi, perdre ses parents c'est perdre une partie de soi, basculler définitivement dans le camp des adultes, ne plus être l'enfant de personne,ne plus pouvoir compter sur le seul amour inconditionnel que la vie nous offre
je sais que tu es bien entourée et que tu sauras vivre ton chagrin à l'épreuve du tempts
bises

nicole.V

Anonyme a dit…

Un mot d'encouragement pour ce passage difficile qui fait partie de la vie. Encore un grand merci de toutes ces semaines de grand partage d'images et paroles. Courage et force.

FEMIE

danielle a dit…

j'ai pensé à toi ces dix derniers jours sans avoir eu le temps d'ouvrir ton blog et j'ai pensé à ton père sans savoir que tu ne le verrais plus car je me suis souvenue qu'il avait été fatigué l'an passé ; et tout à l'heure avant d'ouvrir -enfin- ton blog j'ai relu un texte qui (peu importe sous quelle vision de Dieu il est écrit) est universel car il s'inscrit dans les convictions intimes de l'Homme à travers le monde, inspiré de saint Augustin il est écrit par Monseigneur Bougand : " La plus grande et triste erreur de quelques uns, même bons, c'est de s'imaginer que la mort emporte ceux qui nous quittent. Non, ils nous restent.
Où sont-ils ? Dans l'ombre ? Oh non ! c'est nous qui sommes dans l'ombre ! Eux sont à côté de nous, plus présents que jamais. Nous ne les voyons pas mais eux nous voient. Ils tiennent leurs yeux plein de gloire arrêtés sur nous.
Consolation ineffable : les morts sont invisibles, ce ne sont pas des absents.
J'ai souvent pensé à ce qui pourrait le mieux consoler ceux qui pleurent. C'est la foi à cette présence réelle et ininterrompue de nos morts. C'est l'intuition claire, pénétrante, que par la mort ils ne sont ni éteints ni éloignés ni même absents, mais vivants près de nous ; heureux, transfigurés et n'ayant perdu dans ce changement glorieux ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur coeur, ayant au contraire grandi dans ces profondeurs et doux sentiments.
La mort pour les bons est la montée éblouissante dans la lumière et dans l'amour.
Ceux qui jusque là n'étaient que des chétiens ordinaires deviennent parfaits."
Je t'embrasse