jeudi 20 septembre 2007
Journée du Patrimoine
Sisteron, Alpes de Haute-Provence, sur la route Napoléon, au bord de la Durance.
La citadelle, classée monument historique, est la pièce maîtresse de la ville (XIe - XIIIe - XVIe - XIXe s.) Jehan Sarrazin, ingénieur militaire d'Henri IV, puis Sébastien Vauban l'ont marquée de leur sceau. Beau soleil dimanche dernier pour redécouvrir ce rêve de tout gamin qui aime les recoins, les souterrains, les petits chemins et les échauguettes ! Sans compter le paysage, marquant le passage entre Provence et Dauphiné.
dimanche 9 septembre 2007
Ravitaillement
La reprise du travail n'engendre pas la mélancolie et laisse peu de temps pour tenir le blog à jour. Hier forum des associations du 9e arrondissement de Lyon, et nous avons tenu notre stand (superbe) pour les cours de kung-fu, tai-chi, chi-kong qui vont reprendre à partir du 11 septembre. Nous avons fait des démonstrations et Jorge, notre instructeur de choc, a encore fait des envieux lors de ses exhibitions...
Aujourd'hui, grande fête du vélo VTT à Lyon et je tenais un des points de ravitaillement au beau milieu de la place des Terreaux, au coeur de Lyon. Je n'imaginais pas quel travail cela représentait de préparer la nourriture pour 2000 cyclistes assoiffés et contents de trouver biscuits, fruits, chocolat au cours de leur rando VTT. Comme c'était la plus petite boucle, de nombreuses familles roulaient ensemble et c'était sympa d'entendre une petite voix qui disait : je voudrais un verre de menthe, et la maman derrière : s'il vous plaît madame... A partir de 11 heures, tels des pigeons à qui l'on vient de jeter des miettes, les volées de vélos viraient sur la place et il aurait fallu avoir quatre bras pour servir plus vite... Nous étions pourtant huit et tout avait été préparé avant, les gâteaux sortis des emballages, le chocolat coupé en morceaux, les oranges et les bananes découpées, ce qui nous a pris presque trois bonnes heures pour tout mettre en place !
La photo : au petit matin, déballage des palettes livrées la nuit et début de la mise en place !
samedi 1 septembre 2007
Janadesh octobre 2007
Nous allons repartir en Inde en octobre pour soutenir l'action de Janadesh dont j'ai déjà parlé précédemment (voir le mercredi 6 juin). De partout en Inde, les organisations liées à ce mouvement s'activent.Ekta Parishad Orissa a démarré une Padyatra (marche) le 27 mai 2007. Après avoir parcouru les 30 districts de l’Etat, les marcheurs ont démarré un sit-in à Bhubaneswar, le 8 mars 2007. Des politiciens, des intellectuels et des activistes sont venus de 22 districts d’Orissa pour montrer leur solidarité. Ils protestaient contre les puissances industrielles et minières qui détériorent les conditions de vie des habitants. En effet, les ressources en eau et les parcelles de forêts destinés aux villageois sont pillées et distribuées aux industriels : la domination de leurs activités anéantit l’agriculture. En février 2004, 10 000 tribaux, intouchables et sans terre de l’Etat de l’Orissa avaient déjà pu entendre en vain les belles promesses du plus haut responsable de l’Etat de l’Orissa. Mais cette fois, après 159 jours de sit-in les problèmes des pauvres ont enfin été entendus: le 13 août, le chef de l’exécutif de l’Orissa a envoyé une délégation de haut niveau pour demander d’arrêter la Satyagraha (manifestation non-violente), car le gouvernement est prêt à résoudre leurs problèmes. La délégation a dialogué avec les représentants de diverses communautés tribales pour trouver au plus vite des alternatives aux problèmes fonciers. Des représentants des médias locaux et nationaux étaient présents. Le Secrétaire Général de l’Orissa a lui-même admis qu’il y avait eu des dysfonctionnements administratifs dans la mise en place du groupe de travail sur le foncier qui avait été instauré par le chef de l’Exécutif de l’Orissa quelques années plus tôt. Le gouvernement a promis de répondre à chacune des demandes des Satyagrahis et a lancé une campagne de 6 mois (intitulée «Ma Terre, Ma Patrie») dans chaque sous-préfecture pour résoudre les contentieux sur la terre. Ils alloueront également 50 millions de Roupies à la Fédération des Coopératives de Développement Tribal de l’Orissa (un organisme semi gouvernemental).
Ekta Parishad gagne du terrain
Le 29 août dernier, Rajagopal (leader) a rencontré un ancien Premier Ministre indien (M. V.P.Singh). Malgré d’importants problèmes de santé, celui-ci souhaite être présent pour le lancement de la marche à Gwalior. Il accueillera aussi l’arrivée de la marche à Delhi à la fin du mois d’octobre. Sa présence et son soutien sont des atouts essentiels pour atteindre les officiels du gouvernement.
De même, après un entretien avec Rajagopal, le Ministre des Affaires Intérieures (M. Jaiswal) a accepté d’écrire au Premier Ministre pour qu’il organise un rendez-vous avec Ekta Parishad afin d’approfondir le sujet de la réforme agraire. Etc.
RAJASTHAN : des marches dans 32 Districts, le 2 octobre !
Une organisation du Rajasthan (le CECODECON) prévoit 14 marches de soutien à Janadesh dans le Nord du Rajasthan. Par ailleurs, si certains marcheurs de Janadesh sont arrêtés, au moins 3000 personnes du Rajasthan se tiendront prêtes à démarrer une marche de Jaipur (capitale de l’Etat). Autrement, 1000 personnes rejoindront la marche de Janadesh lors de son passage à Mathura (le 22 octobre).
GUJARAT : Réunion de soutien et réunion avec le Gouverneur de l’Etat “Janadesh Gujarat”, c’est ainsi que le groupe s’est nommé, organisera une marche à l’échelon du Gujarat et d’autres marches dans 30 districts.
En France aussi ça bouge :
France : 2 films sur Janadesh sont disponibles en français (grâce à FdH, Peuples Solidaires, Emmanuel Louail). La campagne de lettres au 1er Ministre Indien progresse (plus de 31 000 lettres distribuées par Peuples Solidaires !). Lors du « Festival du Bout du Monde » (Bretagne, 10 au 12 août) des empreintes de pieds ont été collectées et les festivaliers ont été informés sur Janadesh. Au même endroit, Frères des Hommes organisera un forum des associations
les 8-9 septembre. Le 1er septembre, un festival rock suivra une marche de 10 Km en Normandie. Pendant la 1ère semaine d’octobre, la Confédération Paysanne organisera un évènement autour des relations agriculture - villes.
Voir sur le site français : www.french.janadesh.net
Allez sur le site de Peuples solidaires où vous trouverez de nombreuses explications ainsi que le courrier à envoyer au Premier Ministre indien. La solidarité avec les plus déshérités est internationale ! Bougez, vous aussi !
vendredi 31 août 2007
Incendies en Grèce

Depuis le 24 août,
jeudi 30 août 2007
Le retour

Et oui, retour en France depuis quelques petits jours... décalage horaire (3 h 30) à peine sensible car nous rentrons (presque) pour nous mettre au lit. Peu de dépaysement à cause de... la pluie. Infernale ! A croire qu'il pleut partout !
Soirée au cinéma voir le dernier Lelouch, roman de gare. Un policier. Déjà dans l'ambiance pour aller au cinéma, nuit quasi noire, pluie sur le pare-brise, essuie-glaces, phares des voitures dans des halos mouillés, une vraie ambiance hitchcockienne... J'ai bien aimé le film et il m'a donné des idées pour écrire !
N'oubliez pas la fête du cinéma du 16 au 23 septembre, une place achetée, la 2e place a un euro. N'hésitez pas à soudoyer votre voisin de file d'attente...
lundi 27 août 2007
Il faut sauver les bébés filles !
Dans le journal "New Sunday express" de Madras du 19 août 2007, je trouve un article concernant le taux de naissance des filles qui diminue encore au Tamil Nadu entre 2001 et 2006. Dans certains districts, le taux est descendu jusqu'à 785 filles (pour 1000 garçons). Pour les ONG ceci est le signe que la pratique de "foeticide femelle" et d'infanticide pour les bébés filles est en augmentation, due aux avortements sélectifs à la suite d'échographie (pratiquée par des cliniques privées car dans le public il est maintenant interdit de révéler le sexe de l'enfant à naître). En France, pour information, les naissances se répartissent en moyenne ces dix dernières années en 105 garçons pour 100 filles. Et sur 100 naissances féminines, 99 filles survivent à l'âge de 30 ans, qui est approximativement l'âge moyen des mères à la maternité. Pour les filles indiennes c'est encore bien pire car non seulement on les supprime en tant que foetus ou à la naissance, mais une fois née, il n'est pas rare qu'on s'occupe peu d'elles, qu'on les nourrissent moins bien et qu'on ne les soignent pas. La situation est extrêmement critique et malheureusement contrairement à ce que l'on pourrait croire, cela dessert extrêmement les femmes restant. Sur ce même journal, la semaine précédente, un article indiquait qu'il y avait 32% d'augmentation de sévices, d'injures et de coups sur les femmes en Inde... Cela ne signifie pas forcément qu'il y en a plus qu'avant, mais que les femmes, comme cela a été le cas en France, se sentent plus en confiance pour déclarer les mauvais traitements qu'elles subissent.
A lire sur ce sujet :
Quand les femmes auront disparu. L'élimination des filles en Inde et en Asie de Bénédicte
Manier.
« Cent millions de femmes manquent en Asie. » Bénédicte Manier, journaliste spécialisée dans les transformations sociales, explore les raisons de ce rejet collectif des petites filles. Tradition patriarcale, coût financier de la dot notamment transforment, depuis des siècles, la naissance d’une fille en un fardeau, celle d’un garçon en un cadeau du ciel. Avec l’arrivée de l’échographie en 1979, l’infanticide actif ou passif a, sans disparaître, souvent laissé la place à l’avortement sélectif. Dopé par le détournement des techniques de connaissance prénatale du corps médical, qui en a fait un « business florissant », le déficit de filles s’est creusé depuis vingt-cinq ans, amenant l’utilisation du terme « fœticide ». De l’Inde à la Chine, en passant par le Pakistan, l’Afghanistan, le Bangladesh, etc., l’auteure analyse les conséquences politiques et sociales de cette fracture démographique jamais observée dans l’histoire.
Léonore Mahieux, Le Monde Diplomatique de mars 2007
A lire sur ce sujet :
Quand les femmes auront disparu. L'élimination des filles en Inde et en Asie de Bénédicte
Manier.« Cent millions de femmes manquent en Asie. » Bénédicte Manier, journaliste spécialisée dans les transformations sociales, explore les raisons de ce rejet collectif des petites filles. Tradition patriarcale, coût financier de la dot notamment transforment, depuis des siècles, la naissance d’une fille en un fardeau, celle d’un garçon en un cadeau du ciel. Avec l’arrivée de l’échographie en 1979, l’infanticide actif ou passif a, sans disparaître, souvent laissé la place à l’avortement sélectif. Dopé par le détournement des techniques de connaissance prénatale du corps médical, qui en a fait un « business florissant », le déficit de filles s’est creusé depuis vingt-cinq ans, amenant l’utilisation du terme « fœticide ». De l’Inde à la Chine, en passant par le Pakistan, l’Afghanistan, le Bangladesh, etc., l’auteure analyse les conséquences politiques et sociales de cette fracture démographique jamais observée dans l’histoire.
Léonore Mahieux, Le Monde Diplomatique de mars 2007
samedi 25 août 2007
La circulation en Inde : un pari fou contre l'infarctus
Photos : un parking à vélo devant un collège à Pondy et la circulation le soir à Madras (une heure et demie pour traverser la ville... )J'ai vraiment raté des occasions de photos mais tout le monde a vu ces bus indiens archi-bondés, autant de gens dehors que dedans, sur le toit, accrochés aux portes... ce matin en allant sur Gingee, il y en avait même qui se tenaient sur les vitres arrières, collés comme des taons sur le cul d'une vache. Mais le plus impressionnant c'est l'allure générale du bus, penché du côté où il va tomber, les amortisseurs ayant rendu l'âme et les ressorts les lames. Hier dans le journal, trois morts dans un accident de moto contre un camion, les 3 passagers de la moto... Par chance il n'était que 3, mais ils auraient pu être 5 : le papa conduit avec un enfant entre ses bras, derrière, en amazone, se tient la maman avec le dernier-né serré contre elle, et le plus grand s'accroche encore derrière à la mère comme il peut. Plus le parapluie s'il fait une averse...
La circulation, à pied, en vélo, en voiture ou en bus sur les routes indiennes est une gageure pour notre bon sens. Non, le code de la route n'est pas une invention des dieux, le permis ne se trouve pas dans un paquet de thé en promotion. Il existe des autos-écoles qui affichent un grand L (learner) rouge permettant peut-être aux débutants d'éviter la crise cardiaque. Oui, il existe aussi la corruption qui permet de soudoyer l'inspecteur, mais c'est juste parce qu'on est pressé et qu'on conduit depuis longtemps.
La principale règle de circulation est simple : il faut rouler à gauche. Mais après des années de pratique je ne sais toujours pas s'il existe une priorité à droite ou à gauche. C'est le plus gros qui passe d'abord. On se débrouille pour le reste, le premier souci restant d'éviter les vaches dans les ronds-points.
Si par hasard, quelqu'un arrive à contre-sens sur votre voie, surtout laissez le sur votre gauche et tout ira bien. Cela requiert simplement un peu plus de sang-froid...
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