samedi 20 mars 2010

La fete de Gangaur à Jaisalmer



Gangaur est le festival le plus suivi au Rajasthan. Il a lieu cette année les 18 et 19 mars. Il est célébré en l'honneur de la déesse Parvati, (parèdre de Shiva), symbole de la fidélité, de la vertu, de la fertilité et est la représentation de la femme mariée parfaite.
Il est dit que si les jeunes filles observent les rituels de cette fête elles trouveront l'époux de leur choix et pour les femmes mariées, elles auront une vie longue et heureuse avec leur mari.
Donc hier après-midi des groupes de jeunes filles et de femmes vêtues de leurs plus beaux saris, de leurs bijoux les plus resplendissants, sont parties en groupe vers le lac de Gadisar (ou du moins ce qu'il en reste) pour offrir des fleurs, de l'encens et faire des pujas au bord de l'eau, espérant trouver le mari de leur choix pour plus tard, ou avoir du bonheur avec le leur.
En route, elles s'arrêtent pour chanter devant les magasins et recueillir un peu d'argent ou des bonbons.
Les jeunes filles portent des statues représentant Isar et Gauri (Shiva et Parvati) et vont les mettre dans le lac avec les offrandes.

mercredi 17 mars 2010

L'Inde et l'eau potable

Dans le Times of India du 12 mars un article très préoccupant sur l'état de l'eau potable et des nappes phréatiques en Inde et tout particulièrement sur trois états, Rajasthan, Gujarat et Karnataka qui sont très affectés par la pollution de l'eau potable. Un tiers des districts indiens ont de l'eau non potable pour la boisson. En réponse à la question d'un parlementaire, le gouvernement a admis que le niveau de fer dans les nappes phréatiques dépassait la dose autorisée dans 254 districts, de même pour la fluorite dans 224 districts, le sel est au-dessus du seuil de tolérance dans 162 districts et l'arsenic a dépassé la dose limite dans 34 districts.
Le grand désert de sel au Gujarat
Le problème de la salinité de l'eau se pose de façon particulièrement cruciale au Gujarat où les marais salants sont une des richesses de cet état, mais le sel affleure de partout. La fluorite est particulièrement présente au Rajasthan, ce qui provoque le jaunissement puis le brunissement des dents et progressivement un certain "émiettement" des os, d'où des douleurs lombaires et de la colonne vertébrale chez de nombreuses personnes, même chez les jeunes. La contamination à l'arsenic est terrible car les gens ne veulent plus aller chercher l'eau loin de leurs habitations alors que les pompes près de chez eux se sont révélées contenir un taux énorme d'arsenic qui les conduit inexorablement à la mort. Et l'Etat ne sait pas quoi faire car ce sont les nappes phréatiques qui sont contaminées.
Cette situation alarmante pour la santé de tous pourrait apporter des problèmes au gouvernement actuel qui a promis d'apporter l'eau potable à toutes les habitations d'ici 2012.

lundi 15 mars 2010

Le potier

Promenade dans les villages Bishnois autour de Jodhpur avec mon amie Jayant. En 1730 le maharadjah ayant besoin de bois pour son palais demanda d'aller couper des arbres. Mais les bishnois, des paysans très tournés vers la nature décidèrent de protéger les arbres en les enlaçant. Mais à l'époque pas de quartier... les bras, les jambes, les têtes de 363 Bishnois tombèrent avec les arbres...Un petit parc pour observer les oiseaux, surtout quand le lac est plein (il est vide depuis deux ans, pas de mousson) offre aux ornithologues et amoureux de la nature deux petites maisons confortables gérées par le département des Forêts.
Les Bishnois sont connus pour leur amour de la nature et des animaux. Ils ont 29 principes qu'ils respectent, donnés par leur guru Jambheshwar en 1451, dont le végétarisme, la protection de la nature et des animaux, ne pas boire d'alcool ni utiliser de tabac. Pour utiliser du bois, ils attendent que ce bois soit mort et ils enterrent leurs morts pour éviter les bûchers funéraires contrairement au rituel hindou.
Visite chez le potier, qui façonne des cruches à eau avec une sorte de sable particulière qui a la propriété de garder l'eau bien fraîche. Il cuit des fournées de cinquante cruches dans son four et alimentent le marché de Jodhpur. Autour du four, les cruches qui sèchent et au fond celles qui sont déjà cuites.

Les femmes bougent

Le 9 mars, parce que le 8, Journée Internationale des Femmes, il y a eu des mouvements à l'Assemblée qui ont perturbé le vote, reporté au lendemain, l'Inde a voté la participation obligatoire des femmes pour un tiers dans toutes les assemblées, Parlement comme assemblées régionales. Enfin, 33 % des femmes vont participer officiellement à la vie politique en Inde alors qu'elles sont tellement nombreuses à faire bouger ce pays. A condition que le sénat vote cette loi en mai prochain.
Mais visiblement chacun se demande comment on va pouvoir trouver les femmes pour remplir le quota voté ! Actuellement, le Parlement ne comporte que 3 femmes alors qu'il va en falloir 23, si la loi est votée ensuite par le sénat. Comme de partout, les partis politiques ne donnent guère de place aux femmes et en 2008 sur 78 femmes élues, seules 15 venaient de partis nationaux, 6 des partis au gouvernement, 25 femmes venaient de partis non reconnus au niveau national et 32 femmes s'étaient présentées de façon indépendante, soit le plus grand nombre.
Et c'est plus intéressant de se préoccuper du sort des femmes indiennes que d'apprendre en première page du Times of India en manchette en haut du titre que Nicolas veut envoyer un avion chercher Carla en Thailande, alors qu'elle file un "parfait amour" avec Benjamin Biolay...
Faut pas croire, les Indiens sont très friands de la vie amoureuse des Sarkozy !

Comme mon amie Jayant, ouvrons les portes et allons vers la lumière !

samedi 13 mars 2010

Pique-nique estudiantin à Bénarès

Je n'avais pas eu le temps de mettre en ligne notre dimanche avec les étudiants en français de mon amie Vineeta. Ils aiment organiser des pique-niques et avec Florian, rencontré à Bénarès, nous sommes tous partis de l'autre côté du Gange dans la nouvelle propriété de Vineeta, à la campagne. Queues d'oignon dépassant du sac et tout ce qu'il faut pour préparer le repas... qu'on prendra quatre heures plus tard ! Il faut préparer la pâte, couper des kilos d'oignons, faire cuire des pommes de terre sous la cendre avec les bouses de vache du coin, les éplucher ensuite pour en faire une sorte de purée, qui sera mélangée encore à des oignons et des herbes diverses et qui accompagnera les pâtons. Il faut également préparer le "farci" qu'on mettra dans les pâtons et qu'on fera cuire sous la cendre

L'humeur a été fort joyeuse toute la journée et nous sommes retournés sur Bénarès, fatigués mais heureux, comme il se doit de terminer toute bonne petite rédaction scolaire.
Petit goût délicat d'amande mélangé avec oignons, coriandre et autres senteurs subtiles, un vrai délice ! Et dans des assiettes complètement écologiques, et entièrement recyclables en feuilles d'arbres séchées et compressées en forme d'assiette.

Calcutta en vitesse

Quelques images de Calcutta prises au vol d'un taxi ou en passant devant l'immense piscine dont seul le beau plongeoir bleu laisse deviner l'usage de ce lieu.Les logements, dont on devine la vétusté, ainsi que la décrépitude des façades, laissent imaginer l'insalubrité des lieux.

Dans le quartier des papetiers-imprimeurs (en Inde les boutiques sont la plupart du temps toutes regroupées par corporations ce qui facilite grandement les recherches et les comparaisons pour les achats, sans compter le gain de temps), je me suis longuement arrêtée devant l'étal du marchand de cartes de mariage. Toujours étonnée de la quantité de modèles présentés ou cachés, celui-ci avaient plus de 3500 références ! et comme il n'avait pas de client, il m'a fait asseoire et m'a déniché quelques merveilles dans ses cartes de présentation, qu'il a bien voulu me vendre pour un prix dérisoire. J'avoue que je craque aisément pour ces dorures, ces paillettes sur la trompe de Ganesh, un des meilleurs porte-bonheur pour les mariages, ou des portraits de jeunes mariées timides croûlant sous les bijoux et entourées des dieux de l'Olympe indien. (vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus)

jeudi 11 mars 2010

Calcutta


Aujourd'hui, journée à Calcutta et je suis allée farfouiller dans la rue des bouquinistes et des libraires, College Street, pour trouver un roman en français et échanger les miens. Las ! pas de chance... ça ne se fait pas à Calcutta, pas assez de Français je pense, contrairement aux villes du Rajasthan ou à Delhi où il est très facile de trouver à renouveler ses lectures pour le prochain voyage en train ou en avion ! Par contre j'ai trouvé tous les niveaux d'apprentissage de la grammaire anglaise, les livres d'histoire et de géographie, des montagnes de livres médicaux et informatiques. Et encore dans ce quartier, des hommes-chevaux, qui tirent encore des charrettes à bras et qui permettent de passer dans les petites rues.