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lundi 19 novembre 2012

Dans les rues d'Udaipur

et pour commencer vous prendrez bien une petite tasse de thé ?
Ce matin petit tour au marché. Non pas pour acheter coriandre, mignonnes aubergines ou piments verts mais pour faire des photos bien sûr ! Et puis notre habituel vagabondage pour repérer escaliers, jolies portes, couleurs et lignes pour mettre en pratique la priorité à l'ouverture...  de l'objectif bien sûr ! Le choix d'une ouverture va jouer sur la profondeur de champ et donc sur la netteté du sujet, de ce qui se passe en arrière du sujet, qui pourra parfois être flou pour mieux faire ressortir ce qu'on veut mettre en valeur ! Et c'est parti !
et quand on regarde, on regarde !
un joli petit chien que je trouve si mignon... et quand il entend le déclic
il me saute dessus ! heureusement il était solidement attaché !
portrait sur le marché aux légumes
une marchande bien sympathique
elle fait des assiettes en assemblant des feuilles avec de petits bouts de bois
femmes sur le pas de la porte
un écolier qui révise avant d'aller à l'école, sur son bout d'escaliers
il s'agit de bien négocier le virage car ça descend et le chargement est lourd !
petite pause au coin de la rue
Udaipur est célèbre pour les peintures sur ses maisons
dans une petite pièce sombre des femmes rangent des bâtons d'encens
par paquet de dix dans un sachet de cellophane
la cuisine est finie, il faut nettoyer le gaz
une rue propre, des murs peints, une belle lumière et plein de couleurs !
dans le quartier des potiers
de chaque côté de la porte... on pourrait presque croire qu'elles se font la tête !
les inégalables machines à coudre Singer sont toujours à la mode !
l'ai-je bien descendu ?

dans la boutique du bijoutier
et petite navigation sur le lac en fin de journée pour admirer les palais sur les rives

dimanche 11 décembre 2011

Célébrités d'un jour !

Ce matin après un bon petit déjeuner pour nous préparer à étape longue-distance, départ de Jhunjhunu dans la fraîcheur un peu crue, nous apprécions la veste polaire cette fois. Le soleil réchauffe vite l'atmosphère et nous photographions ce que nous rencontrons, un dromadaire lourdement chargé, dont le propriétaire trouve que vingt roupies pour l'avoir arrêté sur le bord de la route pour autant de photographes ce n'était pas cher payé, au prix de l'heure de chameau je suppose...

Puis un petit nid de tisserand perché sur un arbre tangri, dont le feuillage sert essentiellement pour l'alimentation de la bestiole rencontrée ci-dessus.
le nid de l'oiseau tisserand
Puis la plante qu'on trouve partout dans ce désert et que personne ne mange ni ne touche car son lait est poison, la calotropis, de la famille des apocynacées. La famille des Apocynacées est une famille de plantes eudicotylédones Ce sont des plantes vénéneuses : la calotropine, un des composés du latex, est plus toxique que la strychnine. Nous voilà avertis !
la calotropis, enfin je sais son nom !
Puis nous nous arrêtons à Mandawa, où se trouvent une cinquantaine de havelis superbes, maisons souvent délaissées par leurs propriétaires partis faire fortune à Calcutta ou Bombay et qui ne reviennent qu'une fois l'an ou moins, sans pour autant prendre soin de leur patrimoine culturel. Je retrouve à la descente du minibus un jeune homme qui attend les touristes en ce dimanche matin pour faire visiter son village et gagner quelque argent pour financer ses études artistiques de peintre miniaturiste. Il en a encore pour trois ans (sur cinq) et pense aisément trouver du travail dans la rénovation et la restauration qui commencent à se faire ici grâce à l'apport des touristes intéressés par la région. Et il me dit en français, je vous reconnais, vous êtes sur le journal aujourd'hui ! Nous éclatons de rire mais il nous apporte effectivement le journal du jour où nous faisons l'honneur de la première page, grâce à l'éclipse... effectivement, il n'y avait pas grand monde dehors pour la regarder à part nous... et un journaliste nous avait pris en photo !

nous voilà en première page grâce à l'éclipse de lune !

Shyam, mon ami indien qui nous accompagne et prend soin du groupe, va au marché pour nous en acheter un exemplaire chacun, on ne va pas rater ça ! Pendant ce temps, nous parcourons les rues à la recherche des beautés perdues.
le dessin est d'abord fait à l'aide d'un charbon de bois
puis on place les couleurs, végétales ou minérales (dessin d'origine)
sur la terrasse d'une haveli, la vue sur le palais de Mandawa
les fresques murales, de vraies enluminures, dessinées sur le plâtre
la beauté des rénovations
Haveli des deux frères, chacun ayant la même maison
en symétrique et comportant parfois des centaines de fenêtres


le verre pour la soif dans une encoignure...
...et le vélo du gardien devant la porte.
Avant de remonter dans le bus et partir vers Bikaner, un magicien vient nous distraire et nous a tous bluffés en faisant apparaitre et disparaitre des dessins dans un cahier, des cailloux et des pièces, allant chercher les uns dans des endroits parfois indiscrets chez les participants ébahis. Comment fait-il pour faire tomber les pièces des jambes de pantalon alors qu'elles étaient par terre quelques secondes avant ? Mais la route est longue, les nids de poules nombreux, les dromadaires encore plus et il faut bien avancer.
le cahier ne comportait que des pages blanches
et il y a maintenant des dessins de partout