samedi 25 août 2007

Grimpettes à Gingee


Gingee, situé à 67 km de Pondichéry est constitué par trois collines, type gros tas de cailloux, et constitue une formidable forteresse avec plus de 15 km de remparts.

Sa fondation date du XIe siècle puis l'essentiel des constructions se fait au XVIe grâce aux rois de Vijayanagar. Histoire à rebondissements puisque après les Nayaks, une dynastie au XVIe siècle, viennent en 1658 les musulmans de Bijapur, puis en 1667 les Marathes (hindouistes) l'occupent pour laisser la place en 1698 à Aurangzeb, grand moghol de Delhi. De 1750 à 1761 grâce à la vaillance du marquis de Bussy, le drapeau à fleur de lys flotte sur la citadelle. Les Britanniques prennent la place après la prise de Pondichéry en 1761.
Gingee est maintenant aux prises avec les touristes. Il est préférable de venir en semaine pour goûter la paix des lieux et à certains endroits on se prend à rêver au film de David Lean, la route des Indes...
Sur la première colline escaladée (nous y sommes restés deux heures aller-retour compris) on est surpris de voir que toutes les marches d'escaliers ont été taillées dans les blocs de pierre à disposition et posées pour former un gigantesque escalier menant à de belles constructions au sommet.

Sur la 2e colline, plus haute, il faut bien 45 minutes de montée, nous traversons les 7 portes fortifiées traditionnelles pour accéder au sommet de la colline de Rajagiri et entrons dans le fort par une passerelle et découvrons avec plaisir le panorama en profitant du souffle frais du vent.

mardi 21 août 2007

Pour embaumer la fin des vacances


Pour changer un peu de l'odeur des égoûts, la délicate fragrance du jasmin, le soir dans le jardin de l'hôtel... un parfum d'une douceur inouïe et suave dont l'empreinte est à jamais imprégnée au fond de mes narines et dans ma tête.

lundi 20 août 2007

Scènes de rue à Pondichéry

Partis sur nos vieilles bécanes de location rouillées pour aller à la découverte d'un Pondichéry hors sentiers battus, nous commençons par l'exploration de notre quartier, qui fait partie de la "ville blanche" avec les noms des rues écrits en français et en tamoul. Sur notre chemin une belle église catholique du Sacré-Coeur toute ripolinée de neuf pour son centenaire. Un panneau lumineux au-dessus du portail d'entrée m'intrigue. Il s'affiche comme sur nos parkings modernes en chiffres lumineux : 728. Est-ce le nombre de places restant libres pour le prochain office ? En fait, après une savante déduction, il s'agit du numéro du chant en cours pour les fidèles assistant à la messe a l'extérieur de l'église. Car, oui, mes bien chères soeurs, mes bien chers frères, ici les églises sont pleines et archi-pleines pour les messes dominicales...
Nous arrivons ensuite à la gare, traversons le passage à niveau et entrons dans la "ville noire", celle des pauvres en majorité. Tout est plus sale, les routes moins entretenues, le canal transformé en égout.

Les vendeuses de poissons jettent de l'eau de temps en temps sur cette future friture installée au soleil. Le boucher, sympa, propose une pleine casserole de sang (font-ils du boudin ?? Non !)
Et puis, il y a tous les boiteux, les mendiants, les bigleux, les claudiquants. Une femme sur le trottoir vivant sur son mètre carré avec ses deux garçons s'enroule dans son beau sari du dimanche. Une autre, accroupie, fait bouillir une marmite entre deux briques. Et celle-la vautrée sur son tas de sable qui me fixe d'un air hagard...
Tout ce peuple de la rue qui survit à quelques centaines de mètres des boutiques de luxe, des supermarchés offrant du chocolat Lindt et des crèmes de beauté ayurvédiques, des connexions haut débit, des restaurants qui servent des filets de boeuf et de la crème caramel.
Tous ceux là ne se promènent pas le soir sur la promenade du front de mer et leurs gamins mangent la brioche restée au fond de notre sac et pas les barbes à papa d'un rose fuschia emballées sous plastique !
Et puis youpii ! j'ai trouvé un clavier français chez Flo notre copine de Pondy !

vendredi 17 août 2007

Luxe, calme et beauté
















Le 15 août : fête de l'indépendance de l'Inde, le 16 août : fête de l'indépendance de Pondicherry où nous sommes, donc grand pont pour tous... Et pour nous, petit week-end de luxe avec des amis français dans un merveilleux hôtel en pleine nature. Le dessin traditionnel de bienvenue (kolam) est en train d'etre élaboré à l'accueil de l'hôtel avec des poudres de couleurs.

Visite du grand temple de Tanjore très animé. Le son des mantras en fond sonore, accompagné des cris des enfants qui galopent autour des statues nous change des silences "religieux" de chez nous ! Ici, la religion fait partie intégrante de la vie quotidienne et le soir tout le monde vient prendre l'air au grand temple ou y pique-niquer.

mardi 14 août 2007

Il fait soif aujourd'hui !


Ce malin petit singe avait repéré le thermos de loin... ! et il ne s'agit pas de le contrarier quand il vous saute dessus !

Nous sommes passés par la grâce du vol aéronautique d'une côte à l'autre de l'Inde du sud. Entre une heure trente d'avion et 19 heures de train... nous avons craqué pour la voie rapide ! (mais nous avons payé les suppléments pour pollution et fuel supplémentaire, oui, oui ! c'était facturé sur le billet d'avion !)

Nous voici donc sur la côte de Coromandel entre Madras et Pondicherry, à profiter d'une plage de sable fin déserte et des trésors architecturaux du VIIe siècle de Mahabalipuram (sculptures taillées directement dans le rocher).
















Au centre le lingam noir symbole de Shiva, l'une des trois divinités hindoues principales (Brahma, Vishnou et Shiva)

dimanche 12 août 2007

Après le tintamarre de la fête


la sérénité du soir sur les back-waters...

La course

La course a eu lieu toute l'après-midi sous un soleil radieux, sauf une bonne ondée subite juste pour la demi-finale mais qui n'a en rien perturbé les résultats : les gagnants le sont pour la 3e année consécutive...
Après 3 heures debout sur le toit du bateau à prendre des centaines de photos, j'ai eu l'impression de tanguer toute la soirée, et pourtant je n'avais pas bu de paddy, (alcool de riz).
Quelques images d'une après-midi inoubliable...
Les équipes en plein effort...



Dans l'attente du départ :



Quelques photos supplémentaires pour donner une idée de la longueur des plus grands bateaux (ceux à 100 rameurs), une vue de la finale :

Visiblement, pas d'autre photo acceptée dans ce message... Les photos seront publiées plus tard dans un album à disposition sur internet.