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vendredi 29 novembre 2013

Sri Lanka : pèlerinage au Pic d'Adam

le Pic d'Adam à mi-chemin....

Le Pic d’Adam, quel drôle de nom ! Il y a vingt ans lors de ma première découverte du Sri Lanka, cette montagne m’avait intriguée. Et là, l’occasion se présente de mettre son ascension dans le circuit. Le pic d'Adam, appelé aussi Sri Pada, est un des sommets les plus importants de l'île du Sri Lanka. Conique et haut de 2 243 m, il est considéré comme un lieu saint par les hindous shivaïtes, les bouddhistes, les chrétiens et les musulmans. Les visiteurs les plus célèbres sont :
  • Marco Polo qui voulut voir le Pied d’Adam lors de son voyage vers la Chine en 1292. Les chrétiens d’alors croyaient qu’Adam, après avoir mangé le fruit défendu, avait été jeté hors du paradis et était arrivé au sommet du pic où il serait resté mille ans sur un pied en pénitence. 
  • Ibn Batuta, pèlerin et voyageur arabe connu a atteint le sommet au milieu du 14e siècle. Les Arabes y voyaient la sépulture d’Adam, l’ancêtre de la race humaine. 
  • Bouddha serait venu sur ce sommet il y a 2580 ans et à sa troisième visite, sous la demande du dieu Saman la déité tutélaire de cette montagne sauvage, y aurait laissé l’empreinte de son pied gauche, vénérée maintenant en tant que relique. 
  • Shiva est supposé s’être installé au sommet de la montagne pour répandre sur l’humanité sa lumière divine. Cette montagne se nomme pour les Hindous shivaites : Sivanolipadam, « le pied de la lumière de Siva ».
Tout ceci fait partie des traditions populaires et des légendes car cette fameuse empreinte n’est qu’une grande pierre avec un semblant de forme de pied plutôt grand pour appartenir à l’espèce humaine, mais enfermée quand même dans une sorte de reliquaire car il est dit que sous cette pierre se trouve la réelle empreinte imprimée sur un saphir bleu…
La saison des pèlerinages dure six mois de la pleine lune (poya) de décembre à celle de mai. Ce qui fait que nous montons à trois, tranquillement à partir de Dalhousie sans voir de touristes, excepté une Barcelonaise qui redescend avec deux guides locaux. Par contre nous rencontrons des ouvriers qui réparent les boutiques, des électriciens qui remettent en circulation le système électrique pour éclairer le chemin, l’armée, employée pour réparer les kilomètres de marches d’escaliers, des porteurs qui amènent des balais et tout le matériel de nettoyage pour le temple. 

Nous passons d’abord par les belles collines de thé puis le chemin est bordé par les boutiques habituelles pour les touristes, alimentation, boissons, bibelots mais là, tout est fermé, cadenassé, ficelé, il ne faudra compter que sur ce qu’il y a dans notre sac ! 
Les boutiques pour pélerins sont toutes fermées à cette époque.

Un bouddha couché qui inspire davantage au repos qu'à la marche à venir
Puis une caverne où nous reçoit un bouddha couché tranquillement, pas une grande aide pour nous donner du courage pour grimper mais le lieu est paisible. 
Nous faisons notre entrée très "officielle" sur le chemin.
Ensuite nous passons une majestueuse porte de pierre qui donne une certaine solennité à notre entrée sur ce chemin sacré. 
l'arrivée près du stupa blanc
Un stupa blanc sur notre droite entouré d’un beau jardin sera notre repère visuel lors de la montée. 
"quand faut y aller, faut y aller" comme on dit à Lyon
Les marches pour l’instant sont espacées et nous profitons de la traversée d’un torrent pour faire un petit pique-nique avant d’aborder les longues volées de marches. Si on lève les yeux on voit encore le sommet, très loin tout là-haut derrière une immense forêt et il est difficile de croire qu'on va pouvoir atteindre le sommet dans quelques heures, il semble perdu dans la brume, qui ne va d’ailleurs pas tarder à nous envelopper avec un très léger crachin. 
Dis, c'est encore loin le pic d'Adam ? Tais toi et marche !

A mi-parcours, le soleil revient pour nous permettre d’admirer un paysage grandiose et exceptionnellement beau, on se croirait dans un film de fées et de jardins magiques, je suis prête à voir des elfes au milieu des papillons et des plantes tropicales. Mais le temps passe et nous voulons monter au plus vite pour redescendre la partie la plus difficile avant la nuit ! 
notre petit stupa blanc repère

ça grimpe de plus en plus et les marches ne s'arrangent pas !
La dernière partie s’annonce, avec trois rangées de rampes métalliques. Il faut prendre la montée de droite. Même s’il n’y a pas un chat nous obéissons à la consigne.
prendre la montée de droite...

et toujours dans le bas notre stupa blanc !
Quand il y a du monde ce doit être terrible car on ne peut pas monter deux de front, les rampes sont faites pour aider les personnes à monter en se tenant à droite et à gauche. Auparavant il n’y avait que des rochers abrupts et des cordes pour pouvoir grimper par ce côté et il est arrivé que la corde casse, envoyant tout le monde en bas… 
le sanctuaire est fermé et le sommet dans le brouillard
la pancarte au sommet
Nous arrivons à 17 heures, trempés de trois heures d’efforts mais nous ne verrons pas le pied, que ce soit celui d’Adam ou du Bouddha, le sanctuaire est fermé, les peintres passent des couches de peinture argentée partout, seuls deux ou trois touristes bouddhistes et une petite communauté sont montés pour passer la nuit et voir le lever du soleil.
A 17 h 30 nous reprenons la voie non pas du milieu mais de la descente pour bénéficier encore d’une heure de jour pour la partie la plus raide. 
près du sommet la descente est vraiment raide, mais notre stupa blanc est là,
tout là-bas au fond
Nous commençons à rêver d’un toboggan qui nous mènerait rapidement au bas de la montagne, mais nous ne pouvons même pas imaginer faire quelques glissades sur les rampes mal entretenues. Très dur pour les genoux et à 18 h 30 nous mettons nos lampes frontales. La forêt est dense et la lune n’est pas levée. Seule la grosse lumière du sommet du pic nous envoie un message de réconfort car il n’y a aucune lumière le long du chemin. Pas la saison.
la moitié du chemin près de notre lieu de pique-nique
Nous repassons sur notre lieu de pique-nique avant de traverser la rivière et nous savons que nous sommes là à la moitié du chemin, les genoux en vrac et les jambes en flanelle… nous n’arrivons plus à marcher correctement quand il y a une petite partie plate !
La seconde partie nous paraît très longue car nous percevons au loin les lumières du petit village d’arrivée.
Il nous faudra attendre encore une heure et demie notre chauffeur qui s’est perdu en route dans les lacets des collines de thé et nous sentons le froid dans le dos malgré la température ambiante agréable. Nous mangeons une soupe aux légumes bien chaude avant de récupérer la voiture qui va encore prendre une heure pour faire les 24 km pour rejoindre notre hôtel de charme dans les collines de thé. La douche chaude est appréciée, un rêve ! ainsi que le lit confortable. Ce n’est que deux jours après que nous allons voir les effets de cette descente sur nos muscles des jambes…

vendredi 15 novembre 2013

Colombo : le sommet du Commonwealth

Je vous l'avais bien caché, mais voilà pourquoi je suis à Colombo aujourd'hui : je voulais voir le Prince Charles !!
Excellente occasion pour moi d'en apprendre un peu plus sur ce qu'est le Commonwealth.
Article tiré du journal La Croix de ce jour.


Le sommet du Commonwealth au Sri Lanka boycotté
Le prince Charles a ouvert vendredi 15 novembre à Colombo un sommet de l’organisation réunissant les anciennes colonies britanniques, marqué par le boycottage de plusieurs chefs de gouvernement.

Qu’est ce que le Commonwealth ?

Créé en 1931, le Commonwealth a pris sa forme actuelle en 1949, après l’indépendance de l’Inde, pour maintenir un lien entre le Royaume-Uni et ses anciennes colonies ou protectorats. Présidé par la reine d’Angleterre, il est composé de 53 États membres indépendants dont deux, le Mozambique et le Rwanda, ne sont pas d’anciennes colonies britanniques. Les membres ne sont liés par aucun traité et peuvent rester neutres en cas de conflit engageant l’un d’entre eux.
Le Commonwealth se réunit tous les deux ans dans un pays différent. Le chef de gouvernement du pays hôte en assume la présidence. Les débats portent sur les grandes questions politiques, économiques et sociales, de leur incidence sur leurs pays respectifs et des mesures à adopter, au sein du Commonwealth ou conjointement dans d’autres organes internationaux.

Qui boycotte le sommet de Colombo et pourquoi ?

Ce sommet de trois jours est boycotté par plusieurs dirigeants, dont ceux de l’Inde, du Canada et de l’Île Maurice. La raison est notamment le refus du Sri Lanka d’autoriser une enquête internationale sur des accusations de crimes de guerre perpétrés lors de l’écrasement en 2009 de la rébellion tamoule du nord du pays.
Cette reprise en main avait marqué la fin d’un long conflit ethnique qui, selon les estimations de l’ONU, a fait environ 100 000 morts. En avril 2011, l’ONU avait publié un rapport accablant pour le gouvernement. Les rebelles tamouls ont aussi été accusés d’exactions et d’avoir utilisé des civils comme boucliers humains.
Au grand dam des autorités sri-lankaises, le premier ministre britannique David Cameron devrait se rendre dès vendredi 15 novembre après-midi vers le nord, dans la région de Jaffna, l’ancienne zone de guerre dominée par les Tamouls et ensanglantée par les combats à la fin du conflit. Il sera le premier dirigeant politique étranger à se rendre dans cette zone. Le Sri Lanka est une ancienne colonie britannique, appelée Ceylan, devenue indépendante en 1948.
Mgr Rayappu Joseph, évêque catholique de Mannar, a appelé vendredi 8 novembre la communauté internationale à boycotter la réunion, a indiqué Églises d’Asie. Ce sommet « est utilisé pour renforcer la légitimité du gouvernement sri-lankais comme membre responsable de la communauté internationale », explique Mgr Joseph, évêque d’un diocèse situé dans le nord du pays, zone majoritairement peuplée par des Tamouls. « Étant donné la continuation des actes génocidaires perpétrés contre le peuple tamoul, mon opinion bien réfléchie est que Colombo ne peut pas être un lieu approprié pour accueillir » ce sommet qui, selon lui, « contrevient aux valeurs inscrites dans la Charte du Commonwealth ».

Quelle est la réaction du Sri Lanka ?

Le président sri-lankais, Mahinda Rajapakse, qui s’était dit impatient de montrer « la formidable transformation » du pays après « des dizaines d’années d’une guerre brutale contre le terrorisme » achevée en 2009, a estimé que le Commonwealth ne devait pas devenir une organisation de jugement de ses membres.
« Si le Commonwealth veut rester utile pour ses membres, il doit répondre aux besoins des peuples et ne pas se transformer en une organisation punissant ou jugeant » ceux qui la composent, a-t-il dit lors d’un discours peu avant l’ouverture formelle du sommet. Il a aussi mis en garde contre toute tentative pour un pays d’imposer « un agenda bilatéral au sein de l’organisation ». Il pourra compter sur la venue du premier ministre australien, Tony Abbott, qui a déclaré que l’Australie ne laisserait pas « détruire l’un des organisations les plus anciennes et importantes dont nous sommes membres ».

Quel est l’enjeu pour l’organisation ?

Pour les analystes, le Commonwealth doit aborder les questions du respect des droits de l’homme de ses membres, au risque sinon de perdre de son intérêt. « L’intérêt d’une organisation comme le Commonwealth dépend de sa capacité à communiquer avec les peuples de ses pays, à s’intéresser aux questions les intéressant », estime Suhas Chakma, directeur de l’Asian Centre for Human Rights, basé à New Delhi. « Il n’y a aucune nostalgie de l’empire britannique et le Commonwealth ne peut donc reposer sur cela pour survivre. Il ne peut se permettre de rester à l’écart des sujets difficiles, sinon il perdra toute importance », a-t-il dit à l’AFP.
Lors du sommet de 2011, l’organisation avait entrepris de se réformer en mettant en particulier en place une charte de valeurs communes. Mais elle n’avait pas répondu aux appels en faveur de la mise en place d’un commissaire aux droits de l’homme.
Des controverses ont déjà émaillé l’histoire du Commonwealth sans l’anéantir. « Le Commonwealth a une longue histoire avec ce genre de problèmes, de l’apartheid en Afrique du Sud au Zimbabwe de Robert Mugabe », rappelle Mark Rolfe, de l’Ecole des sciences sociales et des études internationales à l’Université des Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney. Pour lui, le test sera plutôt de savoir si le Prince Charles, qui représentera sa mère la reine Élizabeth II au Sri Lanka, sera en mesure de donner un rôle au Commonwealth quand il succédera à la reine.
Vincent de Féligonde (avec AFP)

dimanche 22 septembre 2013

VOYAGE AU SRI-LANKA du 16 novembre au 2 décembre 2013


Le parcours vous conduira de l’Ouest jusqu’à la splendide côte Est, longtemps oubliée, en passant par les terres centrales. Un soutien à un projet solidaire est inclus dans le prix du voyage.

Le point de départ est la côte Ouest : Négombo, sa mangrove et ses plages ; Colombo, la capitale : les quartiers du Fort et de Pettah, ses marchés…

Puis vous visiterez quatre sites classés au patrimoine mondial, hauts lieux du bouddhisme. Anuradhapura, fondée au IVe siècle avant J.C (temples, stupas, bains royaux…). Sigiriya, impressionnante forteresse avec ses fresques vieilles de 1500 ans. Dambulla, grottes-monastères (statues, fresques). Kandy, étrange temple de la dent du Bouddha.

Tout au long du circuit le rythme du béra (tambour pour chants religieux) vous imprégnera de la spiritualité bouddhiste. Vous pourrez gravir les 6000 marches menant au sanctuaire de l’Adams Peak, ou randonner dans la réserve naturelle de Horton Plains.

Sur la côte Est, vous séjournerez à Trincomalee, Illakantai, Kanniya, Batticaloa : ports, plages, rencontres avec habitants, initiation à la méditation, massages ayurvédiques…


 CEVIED Voyagez autrement !
PRIX 10-12 personnes : 2385 €
6 à 9 personnes : 2420 €
Ce prix comprend
le vol international, les taxes d'aéoport, le transport en minibus entre les lieux de séjour et les lieux d'activités, les entrées sur sites et musées prévues au programme.
L'hébergement en hôtel, guest-house et chez l'habitant en chambre double.
La pension complète sauf Négombo/Colombo les jours 2 et 15.
Accompagnateur francophone ou anglophone.
L'assurance rapatriement, RC, accident/maladie, bagages.
La participation à un projet solidaire.
Ce prix ne comprend pas
Les transports à l'intérieur des villes, les pourboires, boissons, frais de prises de photos, extra. Le supplément en chambre simple à la demande. L'adhésion au CEVIED. L'assurance annulation en option.
Contact CEVIED : Gilbert Clavel au 04.78.70.53.45 mail : gil.clavel@wanadoo.fr