Là, je suis allée voir les enfants de rickshaw à l'école de Gangotri (nom du quartier), enfants pauvres qui trouvent ici de quoi s'épanouir et trouver leur voie, accompagnés par des éducateurs dévoués et bien mal payés, ce que Deva voudrait bien changer. N'hésitez pas à faire partie de l'association ! Un parrainage de 20 euros par mois permet de payer entièrement la scolarité d'un enfant.
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jeudi 11 mars 2010
Deva a Benares
Là, je suis allée voir les enfants de rickshaw à l'école de Gangotri (nom du quartier), enfants pauvres qui trouvent ici de quoi s'épanouir et trouver leur voie, accompagnés par des éducateurs dévoués et bien mal payés, ce que Deva voudrait bien changer. N'hésitez pas à faire partie de l'association ! Un parrainage de 20 euros par mois permet de payer entièrement la scolarité d'un enfant.
lundi 3 août 2009
Tout augmente, en Inde aussi.
D'après le Times of India du 20 juillet dernier le prix de l'alimentation a augmenté de 20% cette année. D'après les amis indiens et tout ceux que j'ai interrogé, nul besoin de lire un article dans le journal pour savoir que c'est bien la vérité.
Lors de notre dernière visite le 23 juillet dernier au centre du Dr Tulsi à Bénarès (voir les articles déjà écrits sur l'association DISCC-DEVA), celui-ci nous avait raconté les difficultés financières auxquelles le centre est confronté : trouver de l'argent pour la pré-école de Gangotri afin de payer la location des lieux, l'électricité et l'eau, le salaire des institutrices, bien trop peu payées (2500 roupies par mois alors qu'il faut maintenant une moyenne de dix mille roupies pour pouvoir faire vivre une famille de quatre personnes) pour le dévouement qu'elles montrent quotidiennement pour les 25 élèves de l'école. Même si le dévouement ne se paie pas, de nombreux instituteurs gouvernementaux sont payés trois fois plus pour parfois juste faire de la surveillance de petits jeux ou tout simplement s'absenter, car il est reconnu que la conscience professionnelle n'est pas le point fort pour beaucoup d'entre eux...
Le Dr Tulsi nous dit l'augmentation des produits alimentaires de base, les tomates qui sont passées de 10 à 30 roupies le kilo, les pommes de terre de 7 à 15 roupies, les oignons de même, et dieu non, Shiva, sait comme c'est un produit de base et consommé par kilo dans la nourriture quotidienne indienne, la farine à chapati (le pain indien) de 10 à 15 roupies, les lentilles de 30 à 70 roupies et ce plat familial traditionnel considéré comme un plat de pauvres, devient un plat de riches... Il nous raconte aussi les difficultés pour trouver un terrain pour construire une école, le tourisme et les constructions d'hôtels faisant augmenter les prix des terrains le long du Gange. Son rêve : avoir un internat pour les handicapés mentaux qui ne sont accueillis que pour la journée, et pouvoir faire plus.. il a reçu cette année plus de mille demandes pour son centre ! Et toujours aucune subvention de l'état, du gouvernement ou de qui que ce soit, seuls les dons et le soutien financier en particulier de Français lui permet de continuer son oeuvre.
Nous touchons juste du bout des doigts les difficultés sociales, pas de sécurité sociale, les handicapés n'ont ni place ni statut dans cette société (mais qu'en était-il chez nous il n'y a pas si longtemps et encore maintenant... ), seuls les riches ont accès aux soins, il y a bien des hôpitaux publics, mais il faut avoir de la patience et du temps... (on y vient doucement chez nous aussi, on fait les choses à l'envers).
Officiellement les prix en juin dernier ont augmenté en un an de 13 % pour les céréales, de 17 % pour les légumineuses (pois, lentilles, haricots), et de 24 % pour les légumes.
Pour les salaires, les femmes intouchables sont toujours à 50 roupies par jour (1 euro=66 roupies) pour casser des cailloux, transporter de la terre ou des briques sur leur tête, ou travailler durement dans les champs...
Et dans le Times of India du 23 juillet en première page, la nouvelle dont en Inde tout le monde se fout mais Sar(cosy) comme le nomme le journal et Carla ont visiblement la cote dans ce pays de maharajahs déchus, on apprend qu'ils dépensent 660 livres sterling, soit 775 euros chaque jour pour s'offrir des fleurs... de quoi payer chaque jour plus de 1000 intouchables à 50 roupies.
Lors de notre dernière visite le 23 juillet dernier au centre du Dr Tulsi à Bénarès (voir les articles déjà écrits sur l'association DISCC-DEVA), celui-ci nous avait raconté les difficultés financières auxquelles le centre est confronté : trouver de l'argent pour la pré-école de Gangotri afin de payer la location des lieux, l'électricité et l'eau, le salaire des institutrices, bien trop peu payées (2500 roupies par mois alors qu'il faut maintenant une moyenne de dix mille roupies pour pouvoir faire vivre une famille de quatre personnes) pour le dévouement qu'elles montrent quotidiennement pour les 25 élèves de l'école. Même si le dévouement ne se paie pas, de nombreux instituteurs gouvernementaux sont payés trois fois plus pour parfois juste faire de la surveillance de petits jeux ou tout simplement s'absenter, car il est reconnu que la conscience professionnelle n'est pas le point fort pour beaucoup d'entre eux...
Le Dr Tulsi nous dit l'augmentation des produits alimentaires de base, les tomates qui sont passées de 10 à 30 roupies le kilo, les pommes de terre de 7 à 15 roupies, les oignons de même, et dieu non, Shiva, sait comme c'est un produit de base et consommé par kilo dans la nourriture quotidienne indienne, la farine à chapati (le pain indien) de 10 à 15 roupies, les lentilles de 30 à 70 roupies et ce plat familial traditionnel considéré comme un plat de pauvres, devient un plat de riches... Il nous raconte aussi les difficultés pour trouver un terrain pour construire une école, le tourisme et les constructions d'hôtels faisant augmenter les prix des terrains le long du Gange. Son rêve : avoir un internat pour les handicapés mentaux qui ne sont accueillis que pour la journée, et pouvoir faire plus.. il a reçu cette année plus de mille demandes pour son centre ! Et toujours aucune subvention de l'état, du gouvernement ou de qui que ce soit, seuls les dons et le soutien financier en particulier de Français lui permet de continuer son oeuvre.
Nous touchons juste du bout des doigts les difficultés sociales, pas de sécurité sociale, les handicapés n'ont ni place ni statut dans cette société (mais qu'en était-il chez nous il n'y a pas si longtemps et encore maintenant... ), seuls les riches ont accès aux soins, il y a bien des hôpitaux publics, mais il faut avoir de la patience et du temps... (on y vient doucement chez nous aussi, on fait les choses à l'envers).
Officiellement les prix en juin dernier ont augmenté en un an de 13 % pour les céréales, de 17 % pour les légumineuses (pois, lentilles, haricots), et de 24 % pour les légumes.
Pour les salaires, les femmes intouchables sont toujours à 50 roupies par jour (1 euro=66 roupies) pour casser des cailloux, transporter de la terre ou des briques sur leur tête, ou travailler durement dans les champs...
Et dans le Times of India du 23 juillet en première page, la nouvelle dont en Inde tout le monde se fout mais Sar(cosy) comme le nomme le journal et Carla ont visiblement la cote dans ce pays de maharajahs déchus, on apprend qu'ils dépensent 660 livres sterling, soit 775 euros chaque jour pour s'offrir des fleurs... de quoi payer chaque jour plus de 1000 intouchables à 50 roupies.
dimanche 9 novembre 2008
Deva à Bénarès
L'an dernier j'avais fait une petite visite à l'association Deva dont je suis membre et je suis revenue voir les changements... d'abord il y a un site internet superbe maintenant que je vous conseille de visiter ne serait-ce que pour admirer les photos magnifiques de Bénarès ! http://deva-europe.org/deva_new/deva_accueil_fr.php, et puis ensuite voir toutes les actions qui sont proposées aux enfants défavorisés, handicapés mentaux et aux femmes pour avoir un peu d'indépendance. grand changement, le pré-école de Gangotri a trouvé de nouveaux locaux, couverts, la classe peut donc
se faire maintenant même s'il pleut ! Les enfants apprennent ici les règles de base de la vie en société : aller à l'école tous les jours, à l'heure, apprendre à s'exprimer par le chant et la poésie, le dessin, le sport, apprendre aussi à se calmer par la méditation.
Le jour de notre visite, 9 enfants n'avaient pas apporté de déjeuner, cela permet de rendre visite à la famille voir les problèmes (mal ou sous-nutrition, chômage...). Les enfants qui ont envie d'apprendre sont scolarisés ensuite normalement et peuvent être poussés dans leurs études grâce à des parrainages. Une contribution de 10 euros par mois permet de faire fonctionner toutes les activités du centre,
20 euros par mois permet à un enfant d'être pris en charge.
Nous avons ensuite été visiter Nagwa, un beau projet pour rassembler toutes les activités de Deva dans un site superbe mais bien décrépi... ou l'inverse, mal entretenu (à l'indienne quoi !) mais magnifique avec un parc qui permettrait de faire un grand terrain de sport et un petit jardin scolaire... de beaux rêves à concrétiser si quelques sponsors voulaient se montrer ! Un million de roupies sont nécessaires !
en photo la belle façade donnant sur le parc.
Nous avons ensuite été visiter Nagwa, un beau projet pour rassembler toutes les activités de Deva dans un site superbe mais bien décrépi... ou l'inverse, mal entretenu (à l'indienne quoi !) mais magnifique avec un parc qui permettrait de faire un grand terrain de sport et un petit jardin scolaire... de beaux rêves à concrétiser si quelques sponsors voulaient se montrer ! Un million de roupies sont nécessaires !
en photo la belle façade donnant sur le parc.
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