lundi 10 janvier 2011

Le numéro 13 de XXI sort le 13 (janvier)


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Où l'on retrouve notre ami le tailleur Inam... Vous vous rappelez ? Voir sur ce blog au 5 juillet 2008 : Il faut sauver le tailleur Inam ! Et notre ami Olivier Courtois, pivot (avec tous ses potes et les miens !) du sauvetage -heureux- de notre tailleur indien, vient de publier son histoire dans la revue XXI. Mais il n'a pas tout dit d'Inam et de sa famille... car malheureusement, le mauvais sort s'acharne sur eux et il y aurait une suite à donner à cet article, d'ici quelques mois, que je souhaiterais aussi heureuse que la première partie du récit. A l'époque, il a pu sortir des mains crochues de cet usurier, grâce à l'aide de dizaines de personnes inconnues, représentées par Olivier. Maintenant il a les yeux en boutons et les jambes en flanelle, pour un tailleur, normal, mais c'est douloureux, et il ne voit plus rien pour coudre. Et l'opération coûte trop cher. Et l'hôpital public ne pourra l'opérer que... dans des mois, lorsqu'il aura perdu ses yeux et qu'il sera trop tard.
Et encore, là, c'est sa fille Zeenat, qui voudrait bien passer sa dernière partie de diplôme pour pouvoir enseigner l'hindi, elle a réussi le concours d'entrée, mais ne peut pas se payer les droits d'inscription (1120 euros !). Et la directrice de l'école où elle enseignait vient de la mettre à la porte sous prétexte qu'elle n'a pas la dernière partie du diplôme. Comme ça. Elle était l'enseignante d'Olivier à l'époque... Elle est sans travail aujourd'hui. Et elle a besoin de 100 euros par mois pour payer ses médicaments...

Vous ne connaissez pas cette revue ? Normal, elle ne sort qu'en librairie. Pas question de frotter ses pages aux Gala, Voici et Paris-Match. Non, XXI est une revue merveilleuse, absolument sans publicité, oui, ça existe ! qui se fait désirer car elle ne parait qu'une fois par trimestre, c'est dire si on l'attend... en plus quand on est abonné, on la reçoit une semaine avant tout le monde et c'est pour ça que je peux vous en parler aujourd'hui, après avoir lu l'article sur Inam en avant-première.
Il y a de grands articles, plusieurs pages, oui, il faut aimer la lecture, mais XXI est là pour ça, ses reportages sont souvent de vrais romans policiers et racontent ce que les autres savent mais n'écrivent jamais. Il y a une grande BD, créative, innovante, qui met en scène des histoires vraies et qui met sur le devant de jeunes dessinateurs, des créateurs méconnus de faits divers et crayonnés, ou peints, ou aquarellés. Il y a des histoires de fond et de surface, des récits à pleurer et d'autres à hurler de désespoir, d'autres pleins d'humour ou décapants. Bref, j'aime cette revue et je voudrais la faire connaître ! Alors, jetez-vous dessus le 13 janvier dans votre librairie et si votre libraire ne l'a pas, demandez lui... c'est un service à lui rendre. C'est le numéro 13, hiver 2011.

jeudi 6 janvier 2011

Ksar et oasis

Une magnifique balade le 28 décembre dans les alentours de Boudnib, où nous allons à la découverte des ksour, ces villages de pisé, parfois bien conservés et habités, parfois laissés à l'abandon et il est alors triste de voir ces magnifiques constructions se délabrer et retourner lentement à la terre dont ils sont issus.
De Boudnib nous partons sur la route goudronnée pour bifurquer ensuite sur la droite en direction de deux grosses collines plates au sommet. Nous suivons un long moment un large canal d'irrigation bien construit en pierres, qui s'arrête, parce que le village suivant n'a pas accepté qu'il empiète sur ses bonnes terres...Nous rendons une petite visite à Sidi Boukarkeb dans son tombeau, joli petit marabout (monument funéraire accueillant un saint ou un dévot) au pied des collines ocres et nous passons devant un cimetière situé avant le village.Ce sont juste de simples pierres levées, deux pierres disposées parallèlement, c'est un homme, deux pierres perpendiculaires, c'est une femme... et c'est tout. La grandeur du tas de terre où sont disposées les pierres permettent de savoir si c'est un enfant ou un adulte.Le village apparaît au détour du chemin, et l'entrée dans le ksar tournicote, pas de droit chemin, cela permet de se mettre à l'écart pour voir qui arrive... Les passages couverts permettent de traverser le village à l'ombre.Nous filons ensuite dans les petits sentiers de l'oasis au milieu des énormes palmiers. Les canaux d'irrigation fonctionnent à tour de rôle, certains le jour, certains la nuit, et pas question de se tromper, tout le monde connait son tour...Cultures de céréales, de légumes, de luzerne pour les bêtes, damiers de verts et d'ocre, palmiers au milieu du champ qui appartient peut-être à un autre propriétaire, et dans les familles, dès l'enfance, chacun apprend à qui est ce palmier, cet autre-là au milieu du champ, le long du canal, et personne ne s'amuse à voler les dattes du voisin... Tradition orale et séculaire du respect du bien d'autrui.Après le passage d'un joli petit gué, grande traversée désertique avant d'arriver, en bout de piste au ksar de Sahli, qui se dresse dans la nuit commençante, un peu fantomatique.
Et derrière nous le ciel prend feu avant de nous faire découvrir un festival d'étoiles comme le désert sait en offrir.

lundi 3 janvier 2011

Semaine marocaine

Notre voyage : arrivée par avion à Fès (à droite), puis route en direction de Boudenib en passant par Errachidia et randonnées dans toute la région de la vallée du Guir, remontée sur Meknès (rond à gauche), puis retour sur Fès pour le vol sur la France.
Une semaine de rencontres amicales, chaleureuses, de paysages superbes, d'émotions intenses. Une semaine de randonnées tranquilles dans la vallée du Guir, pas très loin de Boudenib, à marcher de ksar en oasis, à regarder la cueillette des olives, à participer à la vie de familles marocaines si merveilleusement accueillantes.

L'association "La Burle" proposait une randonnée de reconnaissance dans une partie sauvage et où aucun touriste n'a encore mis les pieds. Le double "plus", l'accompagnement de Jean-Marie Simon "allumeur d'histoires" connaissant parfaitement la région et qui nous régalait le soir venu, autour du "fourneau" où chantait la bouilloire, d'histoires de vie marocaine, de Saïd, son "fils de coeur" qui s'occupait de la logistique dans les familles où nous étions hébergés. L'implication de la population locale, à savoir une famille élargie, étant essentielle dans la réussite du projet.Notre hébergement dans l'oasis de Kadoussa, avec les taxis qui nous ont amené.
L'hébergement à mille étoiles, celles du ciel noir profond du désert... mais le froid de décembre dans le désert nous faisait préférer le salon familial où, après avoir dégusté des tas de brioches, de crêpes, de beignets faits maison pour l'heure du thé, puis le plat de riz aux légumes ou le délicieux couscous parfumé du soir, nous nous enfouissions dans nos duvets de montagne. La salle de bains était le hammam du quartier ou celui de la maison quand il y en avait un.
Le repas du réveillon autour du fourneau dans la cuisine pour avoir plus chaud !
Rencontres avec des associations, les Amis de la Terre-Boudenib, avec qui nous avons eu un délicieux repas au milieu d'une oasis ! Chorouk, pour la promotion de la femme et la protection de l'enfant, créée par de jeunes femmes courageuses.Et puis les collines et les falaises ocres, les palmiers dans les oasis, avec Saïd grimpant pour nous cueillir des dattes,
le vert des oliviers et les chants des ramasseurs d'olives, le braiment des ânes sur notre passage,Au coucher du soleil, retour de l'âne chargé d'olives dans l'oued à sec.

la visite des ksour (pluriel de ksar), ces villages fortifiés en pisé, avec des rues couvertes pour se protéger de la chaleur,Jeu d'ombre et de lumière dans une rue couverte d'un ksar.

Entrée du ksar de Boudenib pour la (petite) partie tenant encore debout.
la plupart de ceux de la région de Boudenib étant détruits par la terrible inondation du 10 octobre 2008 qui a ravagé la région ou laissés à l'abandon, faute de moyens pour les consolider et les maintenir en état. Le ksar de Boudenib détruit par l'inondation du 10 octobre 2008, où une vague de 8 mètres de haut venant de l'eau tombée de l'Atlas s'est abattue sur la ville.

jeudi 23 décembre 2010

Joyeuses fêtes :)

Avant de reprendre la route direction-fond-du-Maroc, le côté sympa des fêtes, s'envoyer des cartes, des mots doux, des souhaits sincères, (au moins sur le papier), des voeux somptueux ou discrets, pompeux ou amicaux plus toutes les promesses qu'on va se faire pour la nouvelle année et qu'une fois de plus on ne tiendra pas, à moins que, cette fois ? je vais y arriver à faire du ménage, à bazarder mon fourbi, à jeter le superflu, à me débarrasser du trop-plein, pour vivre plus simple, plus zen, plus "écolo" ? Affaire à suivre...

lundi 20 décembre 2010

La neige est là !

Retour vers le gîte, dans l'attente d'une douche bien chaude...
Au pas du Tracollet, la neige en bas est partie avec le soleil, mais les sommets nous émerveillent encore et toujours quelle que soit leur couleur... Redescente sur le refuge des Feneys.
La neige est là, la neige est là, mais tout le monde n'en profite pas ! Certains gadouillent, d'autres gazouillent de plaisir sur les hauteurs d'Autrans devant des panoramas dignes de la chaîne de l'Himalaya... Désolée pour celles et ceux, qui fous d'impatience, je n'en doute pas, attendent les dernières nouvelles ! Je navigue, de sommets en sentiers, de raquettes de neige en grosses chaussures, entre le Vercors et les Alpes de Haute Provence, à pied, en voiture (non pas encore à cheval, mon dos est rétif à ce genre de transport), à me réjouir du soleil matinal rasant le sommet du Blayeul (région de Digne-les-Bains) ou de la lumière douce du soir sur les branches décorées de gel scintillant du côté d'Autrans.
ça c'est juste pour que vous voyez que je ne vous raconte pas d'histoire...
Belle grimpette pour atteindre le Bec de l'Orient. Mais, arrivés à La Cheminée, en bord de falaise au-dessus de la vallée de l'Isère, les nuages restés sagement de l'autre côté de la crête ont décidé de jouer à saute-mouton et les voilà qui dévalent de notre côté, nous enveloppant insidieusement d'une atmosphère ouatée, humide et légèrement opaque... Prudemment, nous avons donc décidé de rejoindre les pistes pour redescendre avant de nous perdre le long des falaises !
Les photos de cet article sont de François-Régis, merci !

jeudi 9 décembre 2010

Transformation du théâtre des Célestins

Pour ce 8 décembre sur la place des Célestins, visions déformées et surprenantes du théâtre grâce à des effets 3D et vidéo qui transforment la façade en croquis d'architecture, en tête d'ogre ou en éboulement tragique.
Au moyen d'une commande vocale, chacun peut en faisant des sons, faire apparaître de nouvelles lignes épurées, ou faire trembler l'établissement, frissons assurés les premières fois...

Allumage surprise le 8 décembre

Le 8 décembre à Lyon, ce sont les illuminations, bien sûr... pour honorer la Vierge Marie. Lyon se met sous sa protection en 1643 pour éviter la peste qui ravage l'Europe, puis en 1832 pour éviter le choléra. Mais nos édiles n'ont pas renouvelé le bail pour éviter la grippe H1N1. Cependant les Lyonnais reconnaissants depuis des siècles en allumant des petits lampions et en les plaçant sur le rebord de leurs fenêtres, continuent de lire, sinon de dire "Merci Marie" en lettres lumineuses sur la colline de Fourvière.
La Fête des Lumières comme on l'appelle actuellement, est toujours une grande manifestation populaire et maintenant commerciale. De très nombreuses agences de tourisme européennes programment un voyage pour deux ou trois jours de visite avec une ou deux soirées consacrées à l'exploration lumineuse et magique de notre belle ville. Créativité, enchantement, innovation de jeux de lumières divers, il est parfois difficile maintenant de trouver mieux qu'avant... c'est-à-dire il y a 3 ou 4 ans où nos yeux émerveillés admiraient les spectacles colorés projetés sur les façades de la cathédrale St Jean, du Palais des Beaux-Arts ou du théâtre des Célestins.
Cette année, un allumage surprise était programmé sur la Place Bellecour à 18 heures, appelée "envolée chromatique" !De vaillants jeunes hommes déguisés mi-parachutistes, mi-alpinistes, attendent patiemment dans la descente du parking, avec leur espèce de coussin d'air ventru que le Maire arrive pour faire son discours et donner le signal de la parade.Puis, avec leurs fils, les transforment en sorte de dauphins ou de pingouins à la rencontre de bibendum ventrus et allumés, dansant joyeusement au son d'un accordéon tonique.
Une fée-gymnaste-acrobate nous enchante en s'enroulant et se dévoilant dans de grandes écharpes blanches accrochées à un énorme ballon lumineux, puis cède sa place dans les airs à l'accordéoniste qui fait se trémousser une bonne partie de la foule.
Les oiseaux se promènent, les bibendum aux échasses nous tendent les bras, la grande roue s'arrête un instant pour laisser apparaître des images sur son immense disque, tout chante, tout danse, tout bouge, les gens sont heureux et légers, l'air est doux, le soir est lumineux.